1974 - 2014 : Quarante ans se sont écoulés : l'âge de l'innocence, de l'enthousiasme, de la naïveté sans doute aussi. Je me rappelle de la joie que j'avais ressentie lors de mon inscription sur les listes électorales. Maman m'accompagnait ce jour-là dans cette démarche officielle ressentant sans doute un peu d'appréhension à voir ainsi sa fille franchir encore une étape vers l'indépendance.

Depuis cette date, je n'ai jamais manqué un vote par respect pour nos aînées qui se sont longtemps battues pour l'obtention de ce droit. Pourtant cette année, 40 ans plus tard, vient le temps du désenchantement, de la déception, du ras-le-bol, de la morosité. Me voici arrivée dans le camp des "vieux cons", comme je disais jadis. Cette année, je n'irai pas voter. 31 ans de liste unique dans notre village (pourquoi pas si l'on se soucie des attentes de ses concitoyens, même si l'on peut penser que l'organisation d'un vote dans ce cas ne sert à rien et qu'un simple enregistrement en préfecture permettrait de sérieuses économies). Mais que la maire impétrante n'ait pas jugé utile de se déplacer dans les quartiers pour écouter ses administrés, cette morgue et suffisance, je ne la supporte plus et surtout pas par mon vote !

De la naïveté au cynisme
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