Une jolie légende racontée par le Bolchoï

Ouverture de la saison 2014/2015 des ballets retransmis depuis le Bolchoï hier après-midi avec une audience clairsemée à Brest ; l'oeuvre donnée : la légende d'amour étant sans doute moins connue du grand public. Tant pis pour ceux et celles qui ont manqué de curiosité, car ce fut un très beau début de saison, avec une transmission en direct, et ses aléas, le remplacement de Svetlana Zakharova, souffrante, dans le rôle titre, par Maria ALLASH. Mais le Bolchoï ne manque pas d'étoiles, et la reine fut ovationnée au baisser de rideau et dut se faire aider pour emporter la masse de bouquets reçus.

Le livret et l'histoire du ballet.

Créé en 1961 à Leningrad sur la partition de Melikov, Grigorovitch le met en scène pour le Bolchoï en 1964. L'histoire s'inspire d'un conte turc: la reine Mekhmene Banu accepte de renoncer à sa beauté pour que sa jeune sœur, la princesse Shirin, échappe à la mort. Mais elle en souffre dès la scène suivante lorsqu'elle découvre que sa soeur capte les regards du beau Ferkhad.
"Grigorovitch plie la danse classique aux beautés des miniatures persanes. Le corps de ballet dessine des volutes, les solistes dansent avec les mains à plat, les paumes se joignent ou s'offrent au ciel, les bras en trapèze. Les personnages prennent en charge le récit du drame par la chorégraphie"

"Ainsi la reine ne se contente pas d'une pantomime de larmes. La douleur la prend où l'amour brûle: ventre, reins, buste, tête sont traversés, des coups de cymbales rythmant le passage d'une partie du corps à l'autre.

C'est tout le talent de Grigorovitch d'avoir créé des pièces où la danse porte l'expression du drame tout en s'appuyant sur le vocabulaire classique: il n'omet ni les divertissements, ni les actes blancs... La recette fonctionne toujours, surtout avec les danseurs du Bolchoï, doués pour le théâtre. Anna Nikulina en Shirin éblouissante, Denis Rodkin en valeureux Ferhad et Vitaly Biktimirov en vizir ne dépareraient pas dans le décor de Topkapi..."

Au cours du premier entracte, Denis Rodkin confirmera que son rôle était très physique et exigeant, confiant que ses premiers pas sous le regard de Grigorovitch n'avaient pas été couronnés de louanges, bien au contraire, mais plutôt vertement critiqués par le vieux maître, habitué "aux méthodes de la vieille école". A force de travail, il avait pu répondre au degré d'exigence de Grigorovitch et réussit à surmonter une autre difficulté : se "casser le poignet" pour évoquer les danses persannes.

sources : Le Figaro

Quelques images animées, tout spécialement pour mon amie V. qui n'a pu y assister.....

avec d'abord un aperçu de la répétition avec la voix de Grigorovitch donnant des directives à ses danseurs....puis un deuxième extrait, où Svetlana Zakharova explique comment les costumes l'aident à entrer dans son rôle....

Contraste des images du passé et de la re-création.....

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