Crachin et grisaille nous enveloppent depuis ce matin. Déception à notre arrivée à Kerfissien, le soleil n'est pas au rendez-vous, mais l'absence de vent est très agréable. Il fait presque doux et pour une fois je ne ferme pas la veste. La côte est vraiment superbe ici, avec cette succession de jolies criques au sable blond ponctuées de gros rochers ronds, sur lesquels sont posés quelques cormorans. La côte s'avance régulièrement dans la mer, abritant les pentes douces et sablonneuses des plages.

Ckéva est tout excitée par ce nouveau terrain de jeu et escalade les amoncellements de roches.

Depuis le sentier qui suit au plus près le trait de côte, j'aperçois les maisons secondaires fermées. Maisons traditionnelles en pierre taillée, ou cube à la Bauhauss blanc et gris. Des maquettes de voiliers décorent une fenêtre, plus loin derrière le grand hublot se dressent immobiles de grands échassiers en bois. La longue-vue est fixée sur son trépied.

Des oies bernaches se font bercer par de longues vagues, à l'abri dans une crique.

A quelques mètres en contrebas du chemin, l'aigrette garzette arbore son plumage blanc mousseux et observe le ballet du traquet motteux quelques rochers plus loin.

Soudain mon oeil est attiré par un mouvement très rapide, gris et blanc le long du rivage. Un vol de bécasseaux sanderlings joue avec le ressac et s'agite frénétiquement à la recherche de sa pitance.

Des promeneurs arborant des parapluies s'avancent sur le chemin. Il est temps de faire demi-tour avant que le crachin n'épaississe.

Balade à Kerfissien
Balade à Kerfissien
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