Entre Lilia et l'Aber Wrach

La grisaille a repris ses aises dans notre vallée. Alors, j'ai eu envie d'aller voir si plus à l'ouest le soleil était encore présent. Des hauteurs de Plouguerneau, l'on apercevait les vagues moutonner autour des écueils entourant l'île vierge. En arrivant à Lilia la barrière était ouverte, laissant libre l'accès au petit port, d'où les touristes embarquent l'été pour aller visiter le phare, juste en face. Quelques voitures étaient arrêtées et leurs occupants admiraient les couleurs de la mer, affichant la richesse de ses nuances bleu-vert. Nos amis bretonnants diraient glaz, tant cette variété de couleurs ne peut être décrite que par une langue ancrée dans ce pays.

La promenade ici est courte car le sentier s'arrête trop vite pour descendre dans la grève, où les galets roulés par les tempêtes d'hiver s'accumulent en haut de l'estran.

Avant de remonter en voiture, je m'arrête pour filmer le retour de pêche d'un petit canot. La prise de bouée est rapide, montrant l'expérience des pêcheurs. Ckéva impatiente de continuer la balade s'invite sur les images, tel un petit diable roux.

La route vers l'Aber Wrac'h chemine le long de l'aber, révélant les jolies pierres de la chapelle du Traon et de pentys bien restaurés. Ambiance boisée avant de retrouver le grand air vivifiant de Penn Enez.

Entre Lilia et l'Aber Wrach
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