La Donna del Lago de Rossini

C'est en Ecosse, que nous emmène le Met Opera ce soir :

Avec la Donna del Lago, Rossini inventait le romantisme musical italien. En ce début de XIXe siècle, l’Europe entière rêvait d’Italie : Turner allait y apaiser ses tempêtes et y dorer ses brumes ; Goethe faisait chanter à sa Mignon ce paysage de Sicile où se découpe un oranger en fleurs ; Stendhal et Heine précédaient leurs lecteurs dans telle ruelle florentine ou au bord de telle fontaine romaine.

Le romantisme italien, qui comme tout romantisme est d’abord insatisfaction et aspiration, ne pouvait porter ses propres couleurs. S’inspirant de l’Écossais Walter Scott, Rossini ne rêvait que brumes et pluies et allait assombrir à des bords moins riants des cantilènes faites pour l’air et la mer bleus. Ainsi trouvait-il au bord du lac Katrine des couleurs inouïes de cors et de harpes, de plaintes nocturnes et de forêts ombreuses. Rappelons qu’au même moment, à Vienne, Franz Schubert mettait en musique les mêmes chants d’Ellen - l’Elena de Rossini -, dont l’illustre Ave Maria.

L’action, comme celle du roman de Walter Scott, se déroule en Ecosse en 1530, à l’époque de la révolte des montagnards du Stirling contre Jacques V.

Archibald Douglas, ancien précepteur du roi a été banni du royaume à cause de son neveu. Il a dû s’enfuir avec sa fille Ellen dans les montagnes. Là, il a trouvé la protection de Roderick Dhu, le chef des rebelles, à qui il a offert la main d’Ellen en guise de reconnaissance, sans savoir qu’entre-temps, sa fille était tombée amoureuse du jeune Malcolm Groem qui a pris le maquis pour la suivre. Désespérée, Ellen passe chaque jour de longues heures à méditer sur le lac Kattrine, ce qui lui a valu le surnom de ‘dame du lac’ parmi les habitants du lieu.

Les critiques parues dans la presse américaine nous promettent une très belle soirée, tressant des louanges à Joyce DiDonato, et Juan Diego Florez.

Malheureusement mon amie V. retenue en Lorraine ne sera pas présente.

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