Brève de lecture : Ce qui ne me tue pas de David Lagercrantz

Ce nouveau tome, suite de la saga Millenium, a fait l'objet de larges polémiques tant auprès des fans de la saga, que dans la presse Suédoise reprenant les positions de la veuve de Stieg Larson, comme en témoigne l'auteur., David Lagercrantz.

En racontant dans un journal de bord les tractations entre la maison d'édition et lui-même, les enjeux du contrat et comment il en a abordé l'écriture, il nous fait partager l'effervescence régnant autour de sa publication simultanée dans 35 pays.

Quant à la traductrice, Hege Roel-Rousson, elle évoque les difficultés qu'elle a dû surmonter pour en traduire la version française.

Alors, qu'en penser ? je viens d'en terminer la lecture, satisfaite d'avoir enfin retrouvé les héros légendaires de la saga : Lisbeth Salander, Mikael Blomkvist. Contrairement à la critique de l'Express, qui regrette que les fêlures de Lisbeth aient été lissées dans ce nouvel opus, je partage plutôt l'opinion de l'Obs et pense que la mission difficile confiée à David Lagercrantz a été remplie. Tout comme Télérama , je reste accro à la saga et espère qu'elle connaîtra d'autres développements pourquoi pas autour du charmant August.....

Deux extraits :

Le 20 novembre

Mikael Blomkvist n'avait dormi que quelques heures. Il avait voulu lire jusqu'au bout un polar d'Elizabeth George Ce n’était pas très raisonnable de sa part. Dans la matinée, Ove Levin, le gourou de la presse du groupe Serner Media, allait faire une déclaration concernant l'avenir de Millenium et Mikael aurait dû être frais et dispos pour le combat.

Mais il n'avait aucune envie d'être raisonnable. Il se sentait mal luné et ce fut à contrecoeur qu'il se tira du lit pour aller préparer un cappuccino.....

La nuit du 21 novembre

"Lisbeth se réveilla en travers du grand lit double et réalisa qu’elle venait de faire un rêve au sujet de son père. Elle fut terrassée par un sentiment de menace. Puis elle se souvint de la veille au soir et supposa qu’il pouvait tout aussi bien s’agir d’une réaction chimique. Elle avait une sacrée gueule de bois. Prise d’une envie de gerber, elle se dressa sur ses jambes flageolantes pour rejoindre la grande salle de bains avec jacuzzi, marbre et tout ce luxe débile. Mais rien de tel ne se produisit: elle se contenta de s’affaler par terre et respira lourdement....

Devait-elle tenter de craquer le fichier crypté qu'elle avait téléchargé la veille ? Non, ça ne servirait à rien, du moins pour l'instant. Elle enroula une serviette autour de sa main, se dirigea vers la bibliothèque et en sortit un essai récent de la physicienne diplômée de Princeton, Julie Tammet, qui décrivait comment une grande étoile s'effondre sur elle-même pour former un trou noir.

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