Homme (Appolon) 1929

Homme (Appolon) 1929

Devant le succès rencontré, cette exposition joue les prolongations jusqu'au 1er novembre. Profitez-en donc vite, pendant les vacances de la Toussaint.

Giacometti, nous en avons tous une représentation en tête, parfois le souvenir d'une visite de musée...pour nous c'était le musée Guggenheim à New York dans les années 90, puis bien sûr la fondation Maeght.

A l'annonce au printemps de l'ouverture de l'exposition, j'avais décidé de laisser passer l'été et d'attendre la reprise des activités de l'UTL pour m'associer aux visites guidées qu'ils organisent. Erreur, elles ont été prises d'assaut, ainsi que toutes les visites guidées jusqu'à la fin de l'exposition. Reculant devant la foule qui se massait aux abords des capucins hier après-midi, nous avons retenté notre chance ce matin dès l'ouverture. C'était la bonne option, même si cette visite était "sonorisée" par une sortie scolaire....L'exposition étant conçue selon une approche à la fois chronologique et thématique, on peut cependant y circuler facilement et éviter une cohabitation trop sonore avec les groupes....

Onze espaces ont été ainsi scénarisés pour retracer les grands axes du travail de Giacometti à travers des oeuvres iconiques de chacune des périodes : "Du cubisme au surréalisme", "A la limite de la disparition", "variation sur le socle"......"l'humanité en marche" etc...

En 1922, Giacometti s'installe à Paris pour suivre les cours du sculpteur Antoine Bourdelle à l'Académie de la grande chaumière. Durant ses premières années parisiennes, il découvre successivement les arts primitifs, le néo-cubisme et surtout le surréalisme. Très vite Giacometti se fraye une voie personnelle...

Surprise de découvrir des oeuvres, un peu tombées dans l'oubli, suite à la médiatisation de "l'homme en marche"

Femme cuillère 1927 - Etat de 1953

Femme cuillère 1927 - Etat de 1953

composition dite cubiste I et II
composition dite cubiste I et II

composition dite cubiste I et II

Couple 1927

Couple 1927

"A la limite de la disparition"

En 1940, Giacometti quitte la France sous l'occupation pour se réfugier en Suisse, dans une chambre d'hôtel, transformée en atelier. Il réalise des sculptures minuscules. Cette réduction du format restitue l'expérience vécue de la vue d'une figure se tenant au loin....."En outre pour appréhender l'ensemble, pour ne pas me noyer dans le détail, il fallait que je sois loin. Mais les détails me gênaient toujours...Alors, je reculais de plus en plus jusqu'à disparition".

Plaisir de découvrir des oeuvres moins connues et rarement présentées....j'aurais aimé que le scénariste de l'expo installe une loupe pour mieux l'observer...

Toute petite figurine - vers 1937 - 1939 - Plâtre retravaillé au canif, traces de couleur

Toute petite figurine - vers 1937 - 1939 - Plâtre retravaillé au canif, traces de couleur

Giacometti à Landerneau....encore quelques jours
Giacometti à Landerneau....encore quelques jours
Giacometti à Landerneau....encore quelques jours
Giacometti à Landerneau....encore quelques jours
Giacometti à Landerneau....encore quelques jours
Giacometti à Landerneau....encore quelques jours

"Tous les morts étaient vivants"

En 1921, Giacometti est confronté de manière directe à la mort. En 1948, il publie un texte expliquant cette sensation de percevoir la mort à travers les vivants.

Plaisir de tourner autour des oeuvres et d'en découvrir les différentes facettes en variant les angles de vue....

Giacometti à Landerneau....encore quelques jours
Giacometti à Landerneau....encore quelques jours

"variation sur les socles"

Giacometti multiplie les variations de formes et de proportions entre la base et la figure. Le sculpteur a "le désir d'abolir le socle", aussi le traite-t-il de la même manière que les figures, avec cette surface irrégulière qui porte la trace de la main qui l'a façonné.

Giacometti à Landerneau....encore quelques jours
Giacometti à Landerneau....encore quelques jours
Giacometti à Landerneau....encore quelques jours
Giacometti à Landerneau....encore quelques jours
Giacometti à Landerneau....encore quelques jours
Giacometti à Landerneau....encore quelques jours

"Faire une tête"

En 1935, Giacometti prend ses distances avec le mouvement surréaliste, pour revenir au travail sur modèle. Pour Giacometti, il ne s'agit pas de "représenter quelqu'un comme on le connaît, mais comme on le voit", la ressemblance étant moins dans la représentation réaliste des traits d'un visage que dans celle d'une perception visuelle.

Des croquis réalisés sur des enveloppes, des cartons d'invitations.....illustrent l'obsession de Giacometti à saisir l'expression...

Plaisir d'admirer ces oeuvres sans être gênée par les reflets des boites en verre...., de pouvoir comparer les différentes patines

Giacometti à Landerneau....encore quelques jours
Giacometti à Landerneau....encore quelques jours
Giacometti à Landerneau....encore quelques jours
Giacometti à Landerneau....encore quelques jours
Giacometti à Landerneau....encore quelques jours
Giacometti à Landerneau....encore quelques jours
Giacometti à Landerneau....encore quelques jours
Giacometti à Landerneau....encore quelques jours
Giacometti à Landerneau....encore quelques jours
Giacometti à Landerneau....encore quelques jours
Giacometti à Landerneau....encore quelques jours

Emotion de voir côte à côte l'ébauche et l'oeuvre finale..

Giacometti à Landerneau....encore quelques jours
Giacometti à Landerneau....encore quelques jours

Mystère levé sur les étapes de fabrication, du plâtre au bronze....

Giacometti à Landerneau....encore quelques jours

"Une femme comme un arbre, une tête comme un rocher"

Au début des années 1950, Giacometti réalise des compositions qui, bien qu'éloignées de celles de l'époque surréaliste, en reprennent l'esprit, réunissant sur un même plateau plusieurs sculptures formant un paysage. Ces oeuvres, qu'il associe au souvenir d'une clairière ou d'une place, se proposent comme un paysage animé où les arbres sont figurés par des silhouettes de femmes et les rochers par des têtes.

Souvenir de statuettes kényanes à la silhouette pareillement élancées rapportées de voyage...

Giacometti à Landerneau....encore quelques jours
Giacometti à Landerneau....encore quelques jours
Giacometti à Landerneau....encore quelques jours
Giacometti à Landerneau....encore quelques jours

Et une mention particulière pour saluer le Fonds Hélène et Edouard Leclerc pour leur participation à la restauration de deux oeuvres majeures de la collection Fondation Giacometti.

Femme de Venise V et Femme de Venise VIII et détails
Femme de Venise V et Femme de Venise VIII et détails
Femme de Venise V et Femme de Venise VIII et détails
Femme de Venise V et Femme de Venise VIII et détails

Femme de Venise V et Femme de Venise VIII et détails

"l'humanité en marche"

"L'homme qui marche" l'oeuvre sans doute la plus iconique de Giacometti conclut cette exposition.

Contraste entre la dynamique de l'homme et l'hésitation de "la femme qui marche". Contraste du traitement des bronzes, lisse pour la femme et rugueux pour l'homme.

Pour conclure, en bonus, une vidéo de la fondation Maegh nous conte l'histoire de cet homme qui marche.

Giacometti à Landerneau....encore quelques jours
Giacometti à Landerneau....encore quelques jours
Giacometti à Landerneau....encore quelques jours
Giacometti à Landerneau....encore quelques jours
Giacometti à Landerneau....encore quelques jours
Giacometti à Landerneau....encore quelques jours
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