Tannhäuser et le tournoi des chanteurs à la Wartburg
Tannhäuser et le tournoi des chanteurs à la Wartburg
Tannhäuser et le tournoi des chanteurs à la Wartburg

Wagner est de retour cette saison au Met avec la reprise de Tannhäuser, version mise en scène en 1977 par Otto Schenck, sous l'impulsion du Chef James Levine.

Tout d'abord, quelques mots du livret :

Quittant à grand-peine les bras de Vénus, la déesse de l’amour, le poète et chanteur Tannhaüser se retrouve dans la vallée de la Wartburg, où il rejoint le groupe de chevaliers qu’il avait quitté sans raison justifiée. Parmi eux, Wolfram von Eschenbach et le Landgrave Hermann, dont la nièce Elisabeth se languit au château. En entendant ce prénom, Tannhaüser décide de participer au Concours de chant qui va y être organisé. En le revoyant, Elisabeth retrouve également sa joie. Mais lors du Concours, alors que les chevaliers vantent avec noblesse l’amour courtois, Tannhaüser, lui, improvise un chant célébrant l’amour charnel, celui qu’il a connu au Vénusberg et dont il livre les moindres détails : ses propos licencieux heurtent l’assistance, qui le menace de mort, avant d’obtenir de lui qu’il aille demander le pardon du pape à Rome. Mais le pèlerin Tannhaüser se verra refuser le pardon du Saint-Père. Prêt à retrouver Vénus, il devra son salut aux prières d’Elisabeth, victime sacrifiée au pied de qui il s’éteindra à son tour.

A noter l'anecdote amusante du ballet :

R. Wagner invité à produire Tannhäuser à l'opéra de Paris à l'invitation de Napoléon III entreprend une révision de son oeuvre et sacrifie aux goûts chorégraphiques des Parisiens en intégrant une bacchanale dans le grotte de Vénus, liée à l'ouverture.

Il fit donc apparaître le Grand Ballet au premier acte. La Direction de l'Opéra de Paris recommanda à Wagner de le faire apparaître de préférence au deuxième acte de façon que les membres du Jockey Club qui arrivaient après le premier acte, après le dîner, puissent voir leurs petites protégées du ballet. Wagner, par souci artistique, ne changea rien, ce qui déclencha une violente opposition de la part des habitués du Jockey Club qui sifflèrent lors des représentations. Il n'y eut que trois représentations, ce qui fit perdre à Wagner beaucoup d'argent mais lui assura une renommée mondiale, ce scandale étant repris par toute la presse internationale. Ici, et ce qu'en disent Baudelaire et Mallarmé.

Puis une analyse rapide de l'oeuvre par Operaonline.

Ce fut une belle soirée, en compagnie de mon amie V. Et nous avons pu profiter à loisir des longues intermissions pour échanger des nouvelles. Quel bonheur de la trouver enfin apaisée.

Wagner a moins d’admirateurs à Brest, que Verdi ou Mozart, la retransmission fut donc déplacée dans une salle plus petite, mais tout de même remplie, les habitués du Celtic ayant rejoint le Liberté depuis le début de la saison, suite au changement de groupe-propriétaire.

Le confort d'écoute n'en fut que meilleur, car l'intensité du son avait été réglé à la baisse dès le début de la retransmission.

Peu d'extraits vidéos mis en ligne par le Met, cette fois-ci.

Le baryton Peter Matei, incarnant le rôle de Wolfram, a été largement ovationné à la fin de la représentation et même gratifié d'un bouquet.

Prochain rendez-vous : Lulu de Berg.

Ci-après la "bande annonce" diffusée par le Met....

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