Autour de la pointe de Neiz Vran

Profitons vite des éclaircies pour continuer notre balade d'hier et faire le tour de la pointe de Neiz Vran. Du nid ou du corbeau (traduction de Neiz Vran), je n'ai rien vu ; le sentier chemine au ras des rochers en contournant les maisons, pour la plupart fermées.

A la pointe, les ajoncs sont toujours en fleurs. Derrière apparaît l'Enez Amman ar Rouz, (île d'Hamon le roux), ou île aux vaches ; magie des lieux dits.

Arrivée à la pointe, je suis littéralement happée par le vent, qui pourrait certainement décorner les vaches s'il y en avait sur l'île. Malgré le vent qui s'insinue même sous la capuche, j'admire le spectacle qu'offre la nature. A droite, la mer est plate, d'un bleu outremer profond. Goélands, sternes et mouettes se sont réfugiés à l'abri de l'anse, à l'est de l'île et se font bercer par de longues vagues venant mourir sur les rochers arrondis.

A l'ouest, la mer est verte et blanche d'écume.Elle rugit. Le bruit des vagues se fracassant sur les écueils entourant la pointe est assourdissant, étourdissant. Mieux vaut regarder ses pieds pour éviter la racine traîtresse en travers du sentier ou la roche branlante. Le soleil de décembre est déjà très bas. A l'horizon se détache la silhouette du phare de l'île vierge.

Des nuées noires courent dans le ciel, faisant bientôt disparaître le soleil. Il faut se hâter vers la voiture. Le grain éclate alors que nous sommes à l'abri.

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