Chef d’œuvre de Puccini, Turandot est à l'affiche du NY met opera, retransmis ce soiren HD live au Liberté à Brest. Alors pour en savoir un peu plus avant de découvrir cette oeuvre, ci-après quelques extraits de l'article trouvé sur Opera on line, rédigé par Catherine Duault.

"Turandot s’inscrit dans la légende des ouvrages testamentaires en réunissant dans une ultime apothéose toutes les composantes du génie puccinien. Les accents pathétiques de la passion amoureuse que viennent contrebalancer des parenthèses comiques, l’intensité d’un drame intimiste teinté du charme mystérieux de l’Orient, l’atmosphère envoûtante des contes fantastiques, sont autant d’éléments clefs de ce monument de l’art lyrique dont l’écriture fut interrompue par la mort de Puccini.
Commencé en 1920, l’opéra s’avère rapidement plus difficile à composer que les précédents. Puccini veut mener à bien son projet malgré d’épuisantes périodes de doute sur ses propres capacités créatrices. Il se dit « seul et triste comme une élégie »… Il surveille de très près le travail de ses deux librettistes, Giuseppe Adami (1878-1946) et Renato Simoni (1875-1946), auxquels il demande de trouver « quelque chose qui fasse pleurer le monde »."

Turandot, opéra inachevé


"La dernière page terminée et orchestrée par le compositeur est peut-être la plus bouleversante de toute la partition. L’œuvre originale de Puccini s’arrête six mesures d’orchestre après la sortie du cortège emportant le corps de la petite esclave qui vient de se sacrifier par amour. A la création de l’opéra, à la Scala, le 25 avril 1926, Toscanini, qui dirigeait, posa sa baguette après cette mort de Liù et, se retournant vers le public, dit simplement : « Ici s’achève l’opéra du Maestro. Il en était là quand il est mort ». Un grand silence se fit dans la salle tandis qu’on baissait le rideau lentement. Et tout à coup quelqu’un cria : « Vive Puccini ! ». Les applaudissements éclatèrent alors.
Mais à la deuxième représentation, on enchaîna sur le final écrit par le jeune Franco Alfano (1875-1954), un disciple de Puccini, qui l’a composé à partir des esquisses laissées par le Maître. C’est cette version complétée qu’on donne maintenant partout dans le monde."

Pour lire l'ensemble de l'article consacré à l'analyse de Turandot sur le blog Opera on line, c'est ici

Turandot, opéra inachevé

Peu d'informations disponibles sur le site du NY Met Opera sur cette reprise de Franco Zeffirelli. Juste une bien mince bande annonce.

Alors pour en savoir un peu plus, il faudra lire le compte rendu qu'en fait le NY Times ici ou la New York classical review

Avant d'en retrouver le tube universellement connu, réécoutons la version qu'en donnait Pavarotti.

Paroles originales (italien) Traduction

La folla :
Nessun dorma! Nessun dorma!

Calaf :
Nessun dorma! Nessun dorma!
Tu pure, o Principessa,
nella tua fredda stanza
guardi le stelle
che tremano d'amore e di speranza...
Ma il mio mistero è chiuso in me,
il nome mio nessun saprà!
No, no, sulla tua bocca lo dirò,
quando la luce splenderà!
Ed il mio bacio scioglierà il silenzio
che ti fa mia.

Le donne :
Il nome suo nessun saprà...
E noi dovrem, ahimè, morir, morir!

Calaf :
Dilegua, o notte! Tramontate, stelle!
Tramontate, stelle! All'alba vincerò!
Vincerò! Vincerò!

La foule :
Que personne ne dorme ! Que personne ne dorme !

Calaf :
Que personne ne dorme ! Que personne ne dorme !
Toi aussi, Ô Princesse,
Dans ta froide chambre
Tu regardes les étoiles
Qui tremblent d'amour et d'espérance...
Mais mon mystère est scellé en moi,
Personne ne saura mon nom !
Non, non, sur ta bouche, je le dirai,
quand la lumière resplendira !
Et mon baiser brisera le silence
Qui te fait mienne.

Chœur :
Personne ne saura son nom...
Et nous devrons, hélas, mourir, mourir !

Calaf :
Dissipe-toi, Ô nuit ! Dispersez-vous, étoiles !
Dispersez-vous, étoiles ! À l'aube je vaincrai !
Je vaincrai ! Je vaincrai !

Et pour ma chère amie V. qui n'aura pas pu m'accompagner, une version enregistrée aux chorégies d'Orange avec Roberto Alagna.....

Un résumé de l'intrigue :

"Fière de sa grande beauté et de son savoir exceptionnel, la Princesse Turandotte refuse de se marier. Elle a obtenu de son père, l’Empereur de Chine, un décret stipulant qu’elle n’épousera qu’un prince capable de résoudre les trois énigmes qu’elle lui soumettra. En cas d’échec, le prétendant aura la tête tranchée. Sans s’effrayer de la mort de nombreux jeunes gens venus concourir avant lui, Le Prince Calaf parvient à répondre aux trois énigmes. Il accepte néanmoins de remettre sa vie en jeu et de renoncer à faire valoir ses droits au mariage si Turandotte découvre son nom resté jusqu’ici inconnu. La Princesse finit par trouver son nom, mais loin de réclamer la tête de Calaf, elle se jette dans ses bras en lui avouant son amour."

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