"Mozart’s ‘Idomeneo’ Shows the Met Opera at Its Best"

C'est donc au meilleur que nous convie ce soir le Met avec la la transmission  en live d'Idomeneo, créé en 1986 avec L. Pavarotti au Met,  et dont la dernière représentation remonte à 2006.

La distribution : Matthew Polenzani (Idoménée), Alice Coote (Idamante), Nadine Sierra (Ilia), Elza van den Heever (Électre) nous promet une soirée d'exception d'après la critique.

 

«  Une de ces œuvres que même un génie de tout premier ordre comme Mozart ne réussit qu’une fois dans sa vie. ». C’est ainsi qu’Alfred Einstein définissait Idoménée, roi de Crète, troisième incursion de Mozart dans le genre de l’ « opera seria » dont il fait éclater les cadres traditionnels pour ouvrir la voie au drame lyrique. Après Mithridate (1770) et Lucio Silla (1772), alliant la fougue de la jeunesse à la maîtrise de la maturité, Mozart utilise en les modifiant profondément les éléments d’un genre basé sur des airs qui s’enchaînent sans véritable souci de la progression dramatique. Le héros lié par un serment qui le contraint à sacrifier un être cher, thème en vogue au XVIIIème siècle, lui offrait de belles ressources. Comme en témoigne l’abondante correspondance échangée avec son père durant la courte et passionnante genèse de cet ouvrage, Mozart a constamment cherché à modifier le livret initial qu’il jugeait décevant, en lui insufflant une dynamique théâtrale nouvelle grâce à ses innovations musicales. La présence à Munich du fameux Orchestre de Mannheim considéré alors comme le meilleur d’Europe, a contribué au développement d’une exceptionnelle richesse symphonique. Dès l’Ouverture, l’orchestre accède au rang de véritable protagoniste. L’importance et la puissance d’expression des chœurs, qui s’inspirent de la tragédie lyrique de Gluck, découverte à Paris, préfigurent La Flûte Enchantée. Ilia et Idamante préparent Pamina et Tamino tandis qu’Electre, furie pleine de noirceur, prend un relief extraordinaire grâce aux audaces d’écriture qui caractérisent ce rôle annonciateur de la Reine de la nuit. Idoménée, conçu sur mesure pour le célèbre ténor Anton Raaff,  continue de séduire les plus grands, comme Pavarotti et Domingo. Cet opéra novateur fut le premier grand succès de Mozart qui mettait en scène l’abdication d’un roi en faveur de son fils au moment même où il se dégageait de la tutelle de son père. L’ouvrage a connu trois versions : une partition initiale précédant la représentation ; celle utilisée en 1781 lors de la première munichoise comportant des suppressions et une version créée lors d’une reprise à Vienne en 1786.

Résumé

Après la chute de Troie, le roi Idoménée peut enfin songer à regagner sa patrie après une longue absence pendant laquelle son fils Idamante assurait la continuité de son règne et la garde des prisonniers troyens au nombre desquels se trouve Ilia, fille du roi Priam. Pour échapper à une formidable tempête qui l’empêche de rejoindre la Crète, Idoménée promet au dieu Neptune de lui sacrifier le premier être vivant qu’il rencontrera en débarquant. C’est malheureusement son propre fils qui l’accueille sur le sol natal. En offrant sa vie en échange de celle d’Idamante, qu’elle aime et dont elle est aimée, Ilia parviendra à fléchir Neptune et à délivrer Idoménée de son funeste vœu.


Acte 1
Ilia, fille du roi Priam, est prisonnière à la cour du roi de Crète, Idoménée, dont on annonce le retour imminent après la fin de la guerre de Troie. La jeune princesse se désole des sentiments qu’elle éprouve pour son ennemi et geôlier, Idamante, fils d’Idoménée. Cette passion est réciproque. Idamante décide de libérer ses prisonniers troyens pour fêter le retour tant attendu de son père, provoquant la fureur jalouse d’Electre, fille d’Agamemnon, venue en Crète après le meurtre de sa mère par Oreste. Car celle-ci aime passionnément Idamante et jalouse férocement sa rivale, Ilia... De son côté, Idoménée, dans l’espoir d’échapper à une furieuse tempête qui menace sa flotte, promet à Neptune de lui sacrifier le premier mortel qu’il rencontrera sur le rivage.  Mais quand il débarque sain et sauf, c’est son propre fils Idamante qui s’avance à sa rencontre. Epouvanté, Idoménée s’enfuit en le repoussant.

Acte 2
Idoménée révèle à son confident Arbace le terrible serment qui condamne son fils. Ils décident d’éloigner Idamante en lui demandant de raccompagner Electre en Grèce. Le jeune homme est désespéré à l’idée d’abandonner Ilia, son père et sa patrie, tandis qu’Electre se réjouit de pouvoir reconquérir celui qu’elle aime. Mais au moment du départ, un monstre  terrifiant surgit des flots. Neptune a déjoué la ruse d’Idoménée qui s’offre en sacrifice tandis que les Crétois épouvantés, s’enfuient.
 

Acte 3
Idamante et Ilia s’avouent enfin leur passion. Ils sont surpris par  Electre et Idoménée qui supplie son fils de partir. Le peuple en colère et le Grand Prêtre veulent savoir le nom de celui qui attise la colère divine. Idoménée avoue qu’il a promis la vie de son fils à Neptune. Après avoir triomphé du monstre marin, Idamante vient de lui-même s’offrir en holocauste. Au moment où Idoménée va lui porter le coup fatal, Ilia s’interpose et offre de mourir à sa place. La voix de l’oracle de Neptune retentit alors pour exiger qu’Idoménée renonce au trône en faveur de son fils qui règnera avec Ilia comme épouse. Electre disparait en proie à la fureur. Idoménée accomplit la volonté du dieu et retrouve la paix de l’âme.

 

Sources : Operaonline

Place à la musique maintenant avec un extrait datant de 1982 avec Pavarotti dans le rôle d'Idomeneo....

Ci-dessous, des extraits de la représentation de ce soir

Pour ma chère V., dont je regretterai l'absence ce soir,  la version intégrale à visionner depuis son canapé....

Retour à l'accueil