Donc après l'Afrique, ce sont les rapports de l'homme à l'animal et les enjeux environnementaux qui sont  présentés à la Gacilly cette année.

Rapport à l'animal sauvage bien sûr, l'Afrique étant à l'honneur cette année, cela paraît évident, mais aussi à l'animal domestique.

L'exposition commençait dans la rue St Vincent, pour se poursuivre en contrebas de part et d'autre de la rivière...

La Gacilly, on continue !

Né à Londres en 1958, où il vit et travaille aujourd’hui, Tim Flach est plus qu’un photographe animalier. Précisant lui-même que l’animal lui sert de métaphore et que l’idée l’emporte sur le sujet, il se distingue par sa démarche inédite en prenant en studio des photographies d’animaux sauvages ou domestiques dans des postures que l’on aurait cru réservées aux hommes. Avec un regard tout en nuances : tour à tour amusé et tendre, bienveillant mais perçant, jamais cynique, il nous livre des clichés souvent drôles et touchants, toujours surprenants.

La Gacilly, on continue !
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Paras Chandaria, photographe animalier kenyan, nous montre ces girafes, ces lions et ces autruches qui vivent leurs derniers instants de liberté avant que les gratte-ciel n’aient eu raison d’eux.

La Gacilly, on continue !
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"Elliott Erwitt  a accumulé  au cours de sa carrière des portraits atypiques des chiens du monde : une manière originale de parler de la condition humaine, dont le cabot devient miroir. Des clichés teintés d’humour avec un sens aigu de l’éphémère.

La Gacilly, on continue !
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Depuis 2008, avec le magazine National Géographique, Brent Stirton documente ces guerres invisibles qui sclérosent le continent africain et menacent la précieuse faune sauvage : gorilles, rhinocéros, éléphants, lions, tous victimes des braconniers dans une indifférence quasi-totale

La Gacilly, on continue !
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« C’est une folie de penser que nous pouvons détruire une espèce et un écosystème après l’autre sans que l’humanité n’en soit affectée. Quand nous sauvons des espèces, c’est nous-mêmes que nous sauvons. » Photographe au prestigieux National Geographic, tel un Noé des temps modernes, l’Américain Joel Sartore s’est lancé depuis quelques années dans une œuvre de conservation inédite

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Après avoir fait des études scientifiques et travaillé comme ingénieur, Eric Pillot se lance dans la photographie qui ne l’intéresse « que dans le cadre d’une recherche artistique », mettant en scène l’animal sauvage dans les architectures des zoos qu’il voit comme des constructions culturelles.

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Ed Alcock dresse, à sa manière, le portrait de ceux qui font vivre le monde vivant. Il nous emporte dans un conte onirique, dans une lumière entre chien et loup, redécouvrir autrement le Morbihan.

La Gacilly, on continue !
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Le Canadien Rob MacInnis a réalisé cette série qui combine un travail de lumière en studio avec des portraits d’animaux que l’on regarde généralement comme de la nourriture. Pris individuellement ou en groupe, ils font ressortir la personnalité de chacun : aussi bien timides qu’énervés, coquins, joyeux ou pleins d’espoir, ces moutons, chevaux ou cochons font apparaitre des sentiments humains sur des modèles complètement inattendus.

La Gacilly, on continue !
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Né en 1984 à Cape Town (Afrique du Sud), toute l’œuvre photographique de Daniel Naudé est une quête, celle d’un moment partagé entre l’homme et l’animal, et une tentative de garder en mémoire cette nature que nous détruisons patiemment, inexorablement. Dans cette série sur les animaux de la ferme en Afrique, la présence humaine est souvent discrète mais toujours sous tendue, car l’artiste envisage la relation homme-animal d’égal à égal

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Je suis passée très rapidement devant les photos de David Chancellor, la thématique abordée : la chasse aux grands fauves, étant trop difficile à observer.

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Les enjeux environnementaux, autre thématique proposée, nous emmenaient tout d'abord dans l'univers effrayant du nucléaire avec l'exposition de Phil Moore : Kazakhstan, les fantômes du nucléaire.

C'est l'un des frustrations de cette manifestation : ne pas pouvoir consacrer plus de temps aux oeuvres proposées. Heureusement que le catalogue de l'exposition nous permet d'approfondir notre visite a posteriori !

La Gacilly, on continue !
La Gacilly, on continue !
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J'ai préféré, contrairement au catalogue de l'exposition, "classer" les oeuvres d'Akintunde Akinleye, Nyani Quarmyne et Sammy Baloji dans la rubrique "Enjeux environnementaux"

 

C’est dans les entrailles du Nigéria, le pays le plus peuplé du continent africain, que nous emmène Akintunde Akinleye. Né en 1971 à Lagos, l’ancienne capitale du pays, le photojournaliste de l’agence Reuters nous fait découvrir les travers environnementaux de ce titan de l’économie africaine : des raffineries illégales défigurant la région du delta du Niger jusqu’aux mines de poussière d’or, en passant par les décharges de matériel informatique qui vérolent la périphérie des grandes villes, où fourmille une population à la démographie toujours galopante.

La Gacilly, on continue !
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Nyani Quarmyne, basé à Accra, est parti à la rencontre des habitants des villages de pêcheurs du sud du pays : celles et ceux qui, par manque de moyens, sont obligés d’abandonner leurs foyers avant qu’ils ne soient, inéluctablement, emportés par l’océan.

La Gacilly, on continue !
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L’œuvre de Sammy Balonji est profondément enracinée dans l’histoire de son pays, la République démocratique du Congo, dont il dénonce l’exploitation permanente des ressources. A la fois saisissants et dérangeants, directs et silencieux, toujours dénués de pathos, ses photomontages mêlent avec subtilité des portraits ethnographiques du début du XXe siècle, récupérés dans des archives belges, à des paysages anciens ou récents, peints ou photographiés, parfois par ses soins. Ce faisant, Baloji interroge l’image des Noirs dans l’iconographie occidentale, se réapproprie l’histoire coloniale, hier européenne, aujourd’hui chinoise.

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En face du port, le collectif Image Sans Frontière propose sa vision de l'Afrique.

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Je n'ai pas été séduite par les travaux proposés dans le cadre de la section "photographie émergente", mais plutôt par les photos présentées dans le cadre du festival photo des collégiens du Morbihan, dont le travail monte en gamme d'année en année. Chouette thématique pour conclure : "Tu veux ma photo ?"

La Gacilly, on continue !
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Laissons la conclusion de ce post à  A. Rimbaud : "Le monde est très grand et plein de contrées magnifiques que l'existence de mille hommes ne suffirait pas à visiter". Une promesse pour l'exposition de l'année prochaine ?

Sources : catalogue du festival La Gacilly photo.

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