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Une Vie de Setter

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Allons écouter Luisa Miller ce soir

Allons écouter Luisa Miller ce soir

Luisa Miller : Une oeuvre peu connue de G. Verdi à découvrir ce soir en direct du NY Met Opera. 

Tout d'abord le livret expliqué par Operaonline :

Au XVIIème siècle, dans un village du Tyrol, Luisa, fille du vieux soldat Miller, et Rodolfo, fils du comte Walter, s’aiment d’un amour impossible. Le comte règne avec dureté sur la région et il entend bien marier son fils selon sa volonté. Mais Rodolfo fait le serment d’épouser Luisa et menace son père de révéler qu’il a assassiné son propre cousin pour usurper ses titres et son pouvoir. Luisa devra consentir au sacrifice de son amour pour sauver son père tandis que le malheureux Rodolfo n’aura d’autre choix que de la rejoindre dans la mort où il l’aura lui-même précipitée.
Voici les éléments essentiels que Verdi et son librettiste ont gardés de la pièce très politique écrite par Friedrich von Schiller cinq ans avant la Révolution française. L’ouvrage du dramaturge allemand, Kabale und Liebe (1784) (Intrigue et Amour) était sous-titré « tragédie bourgeoise ». Si Verdi choisit d’y puiser son inspiration c’est d’abord parce que la pièce présente toutes les caractéristiques du mouvement pré-romantique – appelé « Sturm und Drang » en référence à une pièce de Maximilian Klinger, Tempête et Passion (1784).
La puissance des sentiments et l’exaltation des aspirations individuelles offrent au compositeur les perspectives qu’il veut désormais explorer. Le théâtre de Schiller (1759-1805) a tout pour enthousiasmer Verdi parce qu’il offre une galerie de fortes individualités déterminées à lutter contre toute forme de tyrannie qu’elle soit politique, sociale ou familiale. La figure du père incarne le plus souvent ce pouvoir aveugle et despotique qui détermine le héros ou l’héroïne à choisir la révolte. De Kabale und Liebe Verdi retient justement l’impossible réconciliation entre les générations dont l’affrontement débouche sur la mort injuste des innocents. L’intransigeance des deux pères dans Luisa Miller conduira inéluctablement à la mort de leur enfant. L’essentiel des thèmes exploités par Schiller irrigue tout l’univers de Verdi dont trois autres opéras, Giovanna d’Arco (1845), I Masnadieri (1847) et Don Carlos (1867), sont des  adaptations de pièces du dramaturge allemand.

 

Puis les enjeux de cette soirée

Mais si cette reprise de Luisa Miller est tout particulièrement attendue, c’est surtout pour sa distribution, notamment emmenée par Sonya Yoncheva. Non seulement, la soprano bulgare y interprète le rôle-titre pour la première fois (les prises de rôle suscitent toujours une certaine curiosité, d’autant plus qu’ici, c’est la seconde prise de rôle de la cantatrice en quelques mois après avoir ajouté le rôle de Tosca à son répertoire en début d’année, déjà sur la scène Met de New York), mais aussi parce que son interprétation du rôle s’annonce saisissante au regard de ce qu’on a déjà pu en entendre. Le mois dernier, Sonya Yoncheva sortait son dernier album en date, The Verdi Album, et y intégrait un premier extrait de Luisa Miller, avant de l’interpréter aussi sur scène, début février dernier, en récital à l’Opéra des Nations de Genève.
Et l’affiche est d’autant plus attractive qu’aux côtés de Sonya Yoncheva, on retrouve aussi le ténor polonais Piotr Beczala qui fera là ses débuts sur la scène du Met dans le rôle de Rodolfo (qu’il connait bien pour le chanter depuis déjà quelques années), ainsi que Placido Domingo. Et lui aussi s’offre une prise de rôle : après plus de cinquante ans de carrière (notamment fêtés l’année dernière au Met), le ténor devenu baryton Placido Domingo continue d’ajouter de nouveaux rôles à son répertoire au gré des évolutions de sa voix et interprétera donc pour la première fois sur scène le rôle de Miller, le père de Luisa.

Et pour le plaisir un extrait du fameux aria "Quando le sere al Placido" en 1979 chanté par Placido

PS : et pour le compte rendu de cette très belle soirée, je vous propose d'en lire ici la critique proposée par Forum Opéra, qui traduit tout à fait l'impression que j'en ai eue.

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