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Une Vie de Setter

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Quel est ton concerto de Brahms préféré ?

Brahms n’aura finalement écrit que quatre concertos dans une époque portée pourtant à cette forme à succès, rencontre entre un romantisme flamboyant et l’égotisme exacerbé du moi du soliste : Deux concertos pour piano, un concerto pour violon, et le double concerto pour violon, violoncelle et orchestre.

Quel est ton concerto de Brahms préféré ?

En préambule à l'écoute du Concerto pour violon et orchestre en ré majeur, op. 77 interprété par Hilary Hahn et l'orchestre symphonique de la radio de Francfort sous la baguette de Paavo Järvi, je reprends un extrait de l'analyse de ce concerto rédigé par  Gil Pressnitzer sur le blog cité ci-dessous.

"Brahms se sera, là aussi, acquitté de ses dettes musicales et de ses remords musicaux, mais comme toujours avec cette ambiguïté qu’il porte en lui. Ambiguïté entre son respect attendri de la forme classique et la modernité de son écriture, ambiguïté entre ses "berceuses de ses douleurs" et sa pudeur farouche. Et de fait s’agit-il bien de concertos ?
Aussi bien pour ce concerto des années 1876-1879, que pour l’ensemble des autres, il vaudrait mieux parler de symphonies concertantes tant le soliste est appelé à se fondre dans le tissu de l’orchestre.

Seul véritablement le second de ces concertos, le concerto pour violon, voulait délibérément s’inscrire dans la tradition déjà établie du grand concerto pour violon romantique. Pourtant il est surtout la célébration d’une amitié profonde avec Joseph Joachim, illustre virtuose et membre de ce triangle affectif qui a modelé la personnalité de Brahms : Clara et Robert Schumann et lui Joachim.
Véritable correspondance à deux, ce concerto est plus temple de la fraternité, qu’adaptation de la musique de Brahms aux codes de la virtuosité violonistique requise pour cet exercice."

La suite à lire ici

Et un coup de chapeau à un blog d'excellence : Esprits Nomades

Le double concerto, pour violon et violoncelle

"Créé le 18 octobre 1887 à Cologne par Joseph Joachim, célèbre violoniste et Robert Hausmann, violoncelliste du Quatuor Joachim, sous la direction de l’auteur,  le double concerto pour violon et violoncelle  est la dernière œuvre concertante de Brahms qui termine ainsi sur une formation fort peu courante à l’époque romantique. Comme précédents illustres, on ne peut guère citer que ceux de Bach, celui de Mozart pour violon et alto, celui de Spohr pour 2 violons et le triple concerto de Beethoven."

Vous pouvez lire la suite ici

(par Pierre S. d’après le « guide de la musique symphonique – Fayard éditeur )

Ci-dessous la version de Anne-Sophie Mutter et Maximilian Hornung et l'orchestre de la radio bavaroise sous la baguette de Mariss Jansons

Le concerto n° 2 de Brahms

"Une musique «tempétueuse». Une œuvre «aux complications rythmiques infinies, aux soubresauts complexes entre accords massifs et grands écartements». C'est en ces termes que la pianiste vedette Hélène Grimaud définit le second concerto de Brahms, dans les premières pages de son dernier roman, Retour à Salem. La partition l'a tellement accompagnée au fil de ces dernières années, entre questionnement métaphysique et lutte sourde contre un monde impétueux qui lui semblait outrepasser sa propre condition féminine, qu'elle en a fait le point de départ de son récit.

Telle est Hélène Grimaud. Une interprète au premier sens du terme, pour qui chaque projet discographique doit être le fruit d'une réflexion personnelle. Qui ne sait s'exprimer avec justesse à travers la musique que si celle-ci entre en résonance avec son propre vécu. L'exercice a ses limites. Pour emporter l'auditeur dans un univers intérieur qui ne lui appartient pas, il faut, comme elle le dit si bien, «instaurer un contexte d'émotion partagée avec le public»

Lire la suite ici

Johannes Brahms - Piano Concerto No. 2 in B-flat major, Op. 83
Au piano: Hélène Grimaud, Orchestre symphonique de NHK sous la baguette de David Zinman

 

Pour que vous puissiez faire votre choix, le début d'une analyse du concerto n° 1 qui explique déjà, un peu, pourquoi il est moins cité dans les œuvres de référence.

Brahms : Premier concerto pour piano en ré mineur, Op15

Créé en 1859 à Hanovre, le premier concerto de Brahms est une de ses premières œuvres symphonique, et a nécessité près de quatre années de composition. Brahms. D'une composition difficile, amorcée par l'admiration que Brahms vouait à Schumann, il ne connait aucun succès et est même sifflé par le public de Leipzig quelques jours plus tard. Cette réception terrorisa le jeune Brahms au point qu'il ne composa pas d'œuvres symphoniques avant plusieurs années (première symphonie créée en 1876, et second concerto pour piano en 1881, d'un style radicalement différent). Ce rejet s'explique de différentes manières, invoquant des prétextes aussi distincts que les qualités de l'œuvre ou les effets de mode de l'époque. D'une part le concerto est très long et plus proche de la symphonie que du concerto, il est également lourd et souvent ennuyeux par passages, d'autre part la musique concertante se dirige alors vers des déchaînements très affirmé du romantisme, plus aérés, plus détendus, mais également plus âpres et plus violents, le tout sur des orchestrations plus innovantes. Même le concerto de Schumann (1845), pourtant très proche de ceux de Beethoven, tend vers ce nouvel idéal. Le style posé, intériorisé, tendre, grave et sérieux du concerto de Brahms ne pouvait que peu plaire.

Source : http://www.vivre-musique-classique.fr/

Lire la suite ici

Hélène Grimaud, piano, 
Southwest German Radio Symphony Orchestra | SWR Sinfonieorchester Baden-Baden und Freiburg, Michael Gielen, 17.IV.2005.

 

Vous avez fait votre choix ? J'hésite, mais je crois que c'est le double concerto qui emporte mon suffrage aujourd'hui....

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