Présentation hier après-midi de Joyaux de Balanchine. Une très belle découverte d'un ballet que je connaissais pas. J'ai tout particulièrement apprécié le tableau "rubis" et son énergie. Une belle surprise qui compense la déception que j'avais ressentie lors du dernier ballet de décembre "la belle au bois dormant" qui sentait vraiment trop la naphtaline.

Né en 1904, George Balanchine reste l'une des figures les plus novatrices de la danse du XXème siècle. Décédé en 1983, ce produit de l'école classique russe, ayant fait ses classes au conservatoire de Saint-Pétersbourg (cours de composition et de danse), fait déjà la une des magazines par son esprit visionnaire et moderniste, grâce aux soirées du jeune ballet, dès 1922. Trois ans plus tard, il quitte le sol natal pour l'Europe, en particulier pour la France, où devenu maître de ballet de Diaghilev, il se voit proposer un poste permanent à l'Opéra de Paris, alors théâtre privé, dirigé par Jacques Rouché. Mais son intégration sur la scène parisienne ne se fera pas à cause d'une maladie et c'est l'un des ses danseurs, Serge Lifar qui rayonnera sur l'institution parisienne... Fondateur de sa propre compagnie en 1933, Balanchine gagne les Etats-Unis et devient directeur-fondateur du New York City Ballet qu'il pilote jusqu'à sa mort. Balanchine outre une exigence technique phénoménale, entreprend la réforme en profondeur du vocabulaire classique, élargissant sensiblement le répertoire des pas et de la gestuelle, afin d'exprimer au plus près, l'activité rythmique de la musique.


Jewels ou joyaux est un ballet créé en 1967 à New York, inspiré par les vitrines des joaillers de la Cinquième avenue, en particulier des modèles de la maison Van Cleef & Arpels. Composé en triptyque, la chorégraphie célèbre les trois écoles de danses et les 3 villes qui ont compté dans la carrière et l'expérience musicale du chorégraphe: Emeraudes (Paris, romantisme à la fois tendre et tragique de la grâce française, sur la musique de Fauré), Rubis (New York, vitalité rythmique et parodie jazzy à la façon des comédies musicales américaines sur la partition de Stravinsky), enfin Diamants (Saint-Pétersbourg, hymne à la tradition romantique russe, dans le sillon tracé par Marius Petipa). Balanchine rêvait de produire son ballet en sollicitant pour chaque partie, le corps de ballet des trois maisons d'opéra concernées.

Pour terminer, quelques images animées....

Joyaux de Balanchine
Joyaux de Balanchine
Joyaux de Balanchine
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