Brève de lecture allemande

L'un des conseils dispensés par la revue d'apprentissage de la langue allemande "Deutsch perfect" est de lire des romans policiers régionaux...Alors, cette année j'ai profité du conseil et me suis lancée dans la lecture de nouveaux auteurs : "Bächle, Gässle, Mord" de Ute Wehrle, pour ce qui concernait la forêt noire et plus particulièrement Fribourg. Habituée à la lecture électronique, j'étais un peu frustrée de reprendre la lecture sur papier, toujours inhibée que je suis à l'idée de souligner ou d'écrire, même sur un livre m'appartenant. J'avais envie de noter tellement d'expressions de la vie de tous les jours, que je trouvais telles des pépites dans ses pages.

Ce fut une révélation. Est-ce parce que l'auteure est une journaliste que sa langue est plus simple, qu'elle coule comme les fameux "Bächle" de Fribourg. Bref, une fois la lecture achevée, j'ai eu l'impression trompeuse d'avoir franchi un cap. Je ne manquerai pas de m'offrir ses autres opus l'année prochaine, lors de notre passage chez Rombach.

Pour ma lecture suivante, j'ai décidé d'essayer de trouver un auteur parlant de la Baltique. Dans une librairie de Laboe, j'ai demandé de l'aide pour faire mon choix (dans mon allemand le plus policé possible). Apparemment les "krimi" régionaux ou nationaux n'étaient pas le genre préféré des deux vendeurs, qui n'ont pas su me conseiller. J'ai eu une pensée pour nos super libraires professionnels de Dialogues Brest.... J'ai donc choisi sur la base d'une étiquette publicitaire vantant une "best-seller autorin" estampillé "Der Spiegel". : Eva Almstädt"

Ce roman d'Eva Almstädt "Ostseefeuer" m'a ramené bien vite et sèchement à ma triste condition d'apprentie. Le contexte régional était évoqué de façon plus distancié, car à part Lübeck, ou vit la "Kommissarin Pia Korittki", l'essentiel de l'action se déroule dans une ville fictive. Et la langue m'a paru bien complexe me forçant souvent à relire une deuxième fois pour comprendre. J'ai quand même terminé ses 380 pages, pas emballée par l'intrigue, mais plus intéressée par la description du contexte familial de l'enquêtrice, tout à fait actuel.

Les critiques dithyrambiques du dernier opus de J.L. Bannalec (mis en avant désormais sur les pages de Bretagne tourisme version allemande en tant qu'ambassadeur de la Bretagne auprès de nos voisins allemands) m'ont incité bien sûr à m'offrir "Bretonisher Stolz". Mais je vais faire une petite pause linguistique avant de le déguster.....

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