Et pour clôturer la saison, Elektra

Comme nous l'explique l'excellent site "Opera on line"

"Elektra, Opéra hors norme dont on a souligné à l’envi la démesure et l’éblouissante fulgurance, se déroule en un seul acte d’une tension extrême, centré autour d’une héroïne dévorée par une soif de vengeance obsessionnelle. Un orchestre mobilisant un des effectifs les plus importants de l’histoire du théâtre lyrique porte jusqu’aux limites du langage tonal un drame qui puise sa part de ténèbres et de démence dans une antiquité primitive marquée par une sauvagerie troublante. Cette adaptation du mythe d’Electre, contemporaine des recherches freudiennes sur l’hystérie, offre une conception nouvelle des personnages qui requiert un langage musical dont la règle principale semble l’excès".

Je vous incite à lire l'ensemble de l'article ici

La critique du NY Times salue à la fois le travail de mise en scène de P. Chéreau, les qualités des interprètes, dont Nina Stemme, Adrianne Pieczonka, Waltraud Meier et Eric Owens tout en regrettant que le Met n'ai pas su convaincre le Chef de ce soir Esa-Peka Salonen de devenir son nouveau directeur musical, James Levine ayant annoncé sa décision de prendre sa retraite après près de 40 ans au Met.

"Si dès les premières mesures de l’opéra, l’extrême violence de l’écriture rappelle certaines pages de Wagner où une sorte de chaos orchestral traduit le chaos intérieur des protagonistes, Strauss va encore plus loin. N’hésitant pas à utiliser des procédés nouveaux, il s’engage résolument dans la recherche d’un « primitivisme musical » chargé de donner vie à un monde légendaire archaïque, au sens propre du terme, c’est-à-dire originel. Nous entrons avec Elektra dans l’univers de La Naissance de la Tragédie (1872) que Nietzche dédia à Richard Wagner. Nous retrouvons l’ivresse de Dionysos, l’impact foudroyant d’un mythe des origines, très loin de la sérénité apollinienne de la Grèce, modèle du classicisme. Elektra semble annoncer les déchaînements et les pulsations d’un rituel sauvage et primitif dont les rythmes inouïs et obsédants se feront entendre dans Le Sacre du Printemps (1913) de Stravinsky".

Sources : opera on line

Quelques extraits vidéo postés par le NY Met Opera, dont une interview d'Esa-Peka Salonen pour vous mettre dans l'ambiance.

Cet opéra n'a pas fait le plein, hier soir. Trop difficile ? Mais les véritables amateurs étaient là et ont apprécié en applaudissant eux aussi, à l'unisson des "happy few" qui étaient dans la salle du Met, la prestation des artistes.

Le programme de l'année prochaine est maintenant arrêté et nous promet de belles découvertes, quant au Bolchoï, il programmera, pour la première fois, des extraits de pièces modernes : une incitation à s'abonner de nouveau ?!

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