Laissons Operaonline nous présenter cette oeuvre célébrissime :

Derrière ses hardiesses et sa quête effrénée des femmes, ce sont Dieu, les hommes et l’ordre du monde que Don Giovanni raille et défie. C’est en cela que sa chute sera inéluctable et son châtiment foudroyant. L’opéra de Mozart – un dramma giocoso, c’est-à-dire un drame joyeux – dit tout cela avec une force irrépressible. Le livret habilement troussé de Lorenzo da Ponte reprend le mythe de Tirso de Molina, dont Molière a aussi fait son Dom Juan ; mais la musique de Mozart, dès l’ouverture, pare l’ensemble d’une dimension métaphysique qui dépasse de très loin l’anecdote. Don Giovanni est la quintessence du génie mozartien, une sorte d’absolu du genre, où le haut et le bas de la nature humaine se côtoient, où flirtent le tragique et le grotesque, le sublime et le dérisoire, les élans spirituels et les plaisirs de la chair. Le tout coulé dans la plus divine musique jamais écrite. Celle qui fera dire à Richard Wagner que Don Giovanni est « l’opéra des opéras ».

Un petit résumé de l'oeuvre :

A Séville, en Espagne. Séducteur blasphémateur, Don Giovanni avance masqué pour séduire Donna Anna, par ailleurs fiancée à Don Ottavio. Anna le repousse et reçoit la protection du Commandeur, son père. Au cours d’un duel nocturne, Don Giovanni blesse à mort le vieil homme, avant de s’en aller, sans le moindre remords, vers d’autres proies, toujours flanqué de son valet Leporello, complice récalcitrant de ses audaces. Donna Elvira et Zerlina seront les autres victimes criantes du libertin. Après avoir perpétuellement glissé entre les mailles des filets – et s’en être délecté avec concupiscence – Don Giovanni ira brûler dans les flammes de l’enfer, entrainé par le spectre du Commandeur venu venger sa fille et rétablir l’ordre des choses.

La critique du NY Times, comme souvent, n'est pas enthousiasmée par le décor, mais souligne la qualité des interprètes. 

Ci-dessous deux extraits vidéo trouvés sur le net pour se faire une première idée du spectacle qui nous est promis ce soir....

Ce fut un éblouissement total. L'ensemble de la distribution m'était inconnu, mais quel ravissement que ces voix. Simon Keenlyside était un Don Juan, retors et charmeur, Hibla Gerzmava une Donna Anna émouvante, Adam Plachetka un Leporello puissant et drôle...

Je n'ai pas été séduite par les décors, mais les costumes  suffisaient à se plonger dans l'époque. Il faudra patienter jusqu'en décembre pour renouer avec l'opéra avec "L'amour de loin" une création contemporaine de la Finnoise, Française d’adoption, Kaija Saariaho.

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