C'est sous des trombes d'eau que j'ai rejoint l'exposition consacrée à la BD aux Capucins.

En suivant le parcours parallèle de deux revues légendaires : Métal Hurlant et (A SUIVRE), l'exposition permet de découvrir un mouvement majeur de l'histoire du neuvième art qui a vu l'émergence de grands noms de la BD : Philippe Druillet, Jacques Tardi, Jean Giraud/Moebius, François Schuiten, François Bourgeon, Hugo Pratt, José Muñoz...

Au milieu des années 70, affichant une autonomie graphique et scénaristique par rapport à la bande dessinée classique, des dizaines d'artistes revendiquent une création plus en prise avec l'actualité sociale, politique ou culturelle de l'époque.

Cette exposition permet de découvrir une période majeure du 9ème Art dans une forme narrative (et pédagogique) expliquant l'activité de ces auteurs de bande dessinée et le rapport revendiqué avec d’autres formes artistiques : la littérature, l’histoire, le roman - notamment pour les auteurs d’(A SUIVRE)-, ou la science-fiction, le cinéma, le rock - pour les auteurs de MÉTAL HURLANT -

D'un côté le bouillonnement Métal Hurlant et ses dessins qui témoignent du suprême délire graphique de l'époque: la beauté époustouflante des planches de la saga Les Naufragés du temps de Paul Gillon qui méritent, à elle seule, le détour ; la minutie d'un Philippe Druillet vue au plus près sur les monumentales planches retouchées de Salammbô aux détails foisonnants qui exhibent la furieuse rigueur de l'artiste…
En face, la partie (A suivre) ne demeure pas en reste. Les planches de Silence du défunt Comès, dessinateur hors pair qui a maîtrisé comme personne l'ombre et la lumière côtoient celles non moins impressionnantes de Tardi, Manara ou Munoz. Sans compter le plaisir d'admirer les aquarelles de Loustal, qui a eu le mérite d'introduire la couleur dans une revue qui préconisait par-dessus tout le noir et blanc.

Cette visite organisée par l'UTL m'a permis de découvrir des artistes étonnants et de mieux comprendre l'évolution de cet art grâce aux commentaires éclairés du médiateur qui guidait notre groupe.

Une belle conclusion à cette semaine passée "aux abris" à suivre le dernier (déjà !) cours d'histoire de la musique qui nous a fait découvrir les facettes opposées des opéras wagnériens et verdiens et la conférence du mardi consacrée à la reconstruction de Brest après la guerre.

Allons nous abriter aux Capucins
Allons nous abriter aux Capucins
Allons nous abriter aux Capucins
Allons nous abriter aux Capucins
Allons nous abriter aux Capucins
Allons nous abriter aux Capucins
Allons nous abriter aux Capucins
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