Ephéméride éclectique d'une librocubiculariste glossophile et mélomane.
20 Juillet 2026
Notre balade dominicale s'est achevée par la visite, toujours sur la commune de Plouvien, de la chapelle Saint Jean Balanant et de l'exposition Wabi Sabi
Au bord de l’Aber Benoît, dans une prairie où le nom breton Balanant évoque une vallée aux genêts, se dresse la chapelle Saint-Jean-Balanant, édifiée vers 1440 sur une ancienne terre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. Derrière une apparente austérité se cachent de précieux témoignages du passé : un portail sculpté qui rappelle la proche basilique du Folgoët, mais aussi d’étonnantes peintures murales du XVIe siècle, redécouvertes en 2021 après des siècles d’oubli sous les badigeons. Dix scènes y racontent la vie et le martyre de saint Jean-Baptiste, patron du lieu. À ces trésors retrouvés s’ajoutent les anciens vitraux de la nef, sauvés par une restauration attentive et complétés par une création contemporaine. Entre l’héritage des Hospitaliers, le mécénat des grandes familles du Léon et les traces laissées par les siècles, Saint-Jean-Balanant offre une page singulière de l’histoire religieuse et artistique de la Bretagne.
Dans la chapelle Saint-Jean-Balanant, Josse Moysan propose avec Wabi Sabi, passerelle entre Bretagne et Japon un dialogue sensible entre ses racines bretonnes et une esthétique japonaise célébrant la simplicité, l’impermanence et la beauté du temps qui passe. À travers peintures, sculptures et installations réalisées à partir de matériaux modestes et d’objets anciens, l’artiste compose un univers poétique inspiré par la nature et les souvenirs de son enfance à Plouvien.
Ephéméride éclectique d'une librocubiculariste glossophile et mélomane