Ephéméride éclectique d'une librocubiculariste glossophile et mélomane.
18 Mai 2025
Ce matin, j'ai admiré le ballet des libellules voletant au-dessus des frondes de fougères, lors de la promenade de petit Loup dans la prairie humide,
Au retour, j'ai sorti mes pinceaux...
Puis, j'ai composé un bouquet de poèmes pour me souvenir de ces moments précieux.
Die Freuden
Da flattert um die Quelle
Die wechselnde Libelle,
Der Wasserpapillon,
Bald dunkel und bald helle,
Wie ein Chamäleon;
Bald rot und blau, bald blau und grün.
O daß ich in der Nähe
Doch seine Farben sähe!
Da fliegt der Kleine vor mir hin
Und setzt sich auf die stillen Weiden.
Da hab ich ihn!
Und nun betracht ich ihn genau,
Und seh ein traurig dunkles Blau.
So geht es dir, Zergliedrer deiner Freuden!
by Johann Wolfgang von Goethe (1749 - 1832), "Die Freuden"
La mort d'une libellule
Anatole France (1844-1924)
Recueil : Les poèmes dorés (1873).
Sous les branches de saule en la vase baignées
Un peuple impur se tait, glacé dans sa torpeur,
Tandis qu'on voit sur l'eau de grêles araignées
Fuir vers les nymphéas que voile une vapeur.
Mais, planant sur ce monde où la vie apaisée
Dort d'un sommeil sans joie et presque sans réveil,
Des êtres qui ne sont que lumière et rosée
Seuls agitent leur âme éphémère au soleil.
Un jour que je voyais ces sveltes demoiselles,
Comme nous les nommons, orgueil des calmes eaux,
Réjouissant l'air pur de l'éclat de leurs ailes,
Se fuir et se chercher par-dessus les roseaux,
Un enfant, l'oeil en feu, vint jusque dans la vase
Pousser son filet vert à travers les iris,
Sur une libellule ; et le réseau de gaze
Emprisonna le vol de l'insecte surpris.
Le fin corsage vert fut percé d'une épingle ;
Mais la frêle blessée, en un farouche effort,
Se fit jour, et, prenant ce vol strident qui cingle,
Emporta vers les joncs son épingle et sa mort.
Il n'eût pas convenu que sur un liège infâme
Sa beauté s'étalât aux yeux des écoliers :
Elle ouvrit pour mourir ses quatre ailes de flamme,
Et son corps se sécha dans les joncs familiers.
La libellula di Toti Scialoja
Una libellula non pesa nulla
Non pensa nulla se oscilla sulla
Corolla lilla, non si ribella
alla folata che la cancella.
A poem by Alfred Lord Tennyson, The Dragon-Fly (1833):
Today I saw the dragon-fly
Come from the wells where he did lie.
An inner impulse rent the veil
Of his old husk: from head to tail
Came out clear plates of sapphire mail.
He dried his wings: like gauze they grew;
Thro’ crofts and pastures wet with dew
A living flash of light he flew.
Λιβε- λιβελούλα, τρέξε μια στιγμούλα
τρέξε μια στιγμούλα λίγο να σε δω
διάδρομο δε βρίσκω, ψάχνω μα δε βρίσκω
ψάχνω μα δε βρίσκω ν' απογειωθώ.
Βράδυ και αυγή μου,δε μου πάει η ψυχή μου
να σε παγιδεύω,
το μυαλό μου θόλωσ' είμαι άδειος όλος
και σου το χορεύω.
Αθω- αθωώνω τον γλυκό μου πόνο
τον γλυκό μου πόνο, μόνο όταν σε δω,
σβήνεται το φως μου γύρω μου κι εντός μου
γύρω μου κι εντός μου, δες με, θα χαθώ.
Βράδυ και αυγή μου,δε μου πάει η ψυχή μου
να σε παγιδεύω,
το μυαλό μου θόλωσ' είμαι άδειος όλος
και σου το χορεύω.
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