Ephéméride éclectique d'une librocubiculariste glossophile et mélomane.
28 Novembre 2025
Abbey Lincoln n’a jamais été une chanteuse comme les autres. De ses débuts à Chicago au milieu des années 1950, entre gospel et rhythm’n’blues, jusqu’à son affirmation comme artiste engagée aux côtés de Max Roach, elle a traversé le jazz avec une voix sombre, sensuelle et profondément humaine. Après plusieurs décennies de carrière, marquées par des albums essentiels et un succès discret au Japon, elle revient dans les années 1990 grâce au producteur français Jean-Philippe Allard, retrouvant la reconnaissance qu’elle mérite. Abbey Sings Abbey, son dernier album, est une relecture de ses compositions les plus célèbres : un disque où la voix, intacte, mêle aisance, concentration et émotion, célébrant la vie, la mémoire et la dignité d’une femme et d’une artiste noire. C’est dans cette intimité et cette profondeur que l’on retrouve l’essence d’Abbey Lincoln, avant son ultime révérence.
Bird Alone nous rappelle que la voix d’Abbey Lincoln, libre et lumineuse, continue de s’élever, comme un oiseau solitaire dans le ciel du jazz.
Ephéméride éclectique d'une librocubiculariste glossophile et mélomane