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Ephéméride éclectique d'une librocubiculariste glossophile et mélomane.

Quand la musique baroque ne se prend plus au sérieux....

Un peu de musique et du rire, je l'espère... car nous en avons tous besoin....

Le Caravage - Marthe et Marie-Madeleine

Le Caravage - Marthe et Marie-Madeleine

Pur ti miro, pur ti godo

 

Pur ti miro, pur ti godo,
pur ti stringo,  pur t'annodo ;
più non peno, più non moro,
o mia vita, o mio tesoro !
Io son tua, tuo son io,
speme mia, dillo, di' :
"Tu sei pur l'idolo mio".
Sì, mio ben, sì mio cor,
mia vita, sì !

Claudio Monteverdi sur des paroles de Giovanni Francesco Busenello

 

Lagrimosa beltà
 

Lagrimosa beltà
Per cui già nott' e dí
Cotanto sospirai, come sei tu
Divenuta cosi?
Il barbaro chi fu,
Qual cor pien d'impietà
Potuto ha incrudelir contro di te?

Misero, ben lo so,
Né poi negarlo a fé,
Il tempo fù, l'età
Che tanto vale e può.
Inlanguidito ha'l sen,
Ha scolorito l'or del tuo bel crin.

Mirate donne, il fin,
Mirate che vien men
Ogni cosa mortal:
Col tempo arte non val,
Questo e colpo comun,
Schernir nol puote alcun;

La pioggia vien tal hor,
Dopo il seren, e dopo il lampo, il tuon.
Chi si mostrò crudel
Non merita perdon,
E l'esser infedel
A gl'amanti e di turca empio rigor
Aspetta col simil.

Rendete donne il cor,
Tutto pietoso e humil,
Imparate a lasciar quel fasto alter,
Raddolcite il pensier,
Il bello non risplende in costei più,
Né si può dir qui fu.
Dunque, chi bram' haver lunga beltà
Usi, usi pietà

Musique : Giovanni Sances

Auteur des paroles inconnu.

Pour celles et ceux qui auront eu la curiosité de regarder et d'écouter la vidéo jusqu'au bout...je vous joins une petite tentative de traduction, afin que vous compreniez, le pourquoi du comment de cette interprétation non traditionnelle.

Beauté baignée de larmes »

Beauté pleine de larmes,
Pour qui jadis, nuit et jour,
J’ai tant soupiré — comment es-tu
Devenue ainsi ?
Quel fut ce barbare,
Quel cœur rempli d’impiété
A pu s’acharner contre toi ?

Hélas, je le sais bien,
Et ne puis le nier en vérité :
Ce fut le temps, ce fut l’âge,
Qui ont tant de puissance.
Ils ont alangui ton sein,
Et terni l’or de ta belle chevelure.

Regardez, femmes, cette fin,
Voyez comme s’efface
Toute chose mortelle :
Contre le temps, l’art ne peut rien,
C’est un coup commun
Dont nul ne peut se moquer.

La pluie vient parfois
Après le ciel serein, et après l’éclair, le tonnerre.
Celui qui s’est montré cruel
Ne mérite aucun pardon,
Et se montrer infidèle
Envers les amants est une rigueur impie, digne des Turcs ;
Qui agit ainsi recevra pareil traitement.

Rendez donc, femmes, votre cœur
Tout plein de douceur et d’humilité ;
Apprenez à quitter cet orgueil altier,
Adoucissez vos pensées :
La beauté ne resplendit plus en celle-ci,
Et l’on ne peut même plus dire : « elle fut belle ici ».

Ainsi, qui désire conserver longtemps sa beauté
Doit pratiquer, pratiquer la pitié.

 

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Ephéméride éclectique d'une librocubiculariste glossophile et mélomane

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