Ephéméride éclectique d'une librocubiculariste glossophile et mélomane.
28 Juillet 2025
Ce site a joué un rôle important dans l'histoire de la ville du Blanc dès le Moyen-Âge où fut installé un moulin à blé.
En 1828, le moulin est agrandi et converti en moulin à blutoir.
En 1838, s'y installe une filature de lin utilisant la force hydraulique combinée aux machines à vapeur pour entraîner les métiers à filer. En 1859, elle compte 400 ouvriers, mais ferme deux ans plus tard. Pendant vingt ans, cette industrie fit de la ville du Blanc la seconde ville industrielle de l'Indre.
Comme c'est le cas sur la plupart des sites industriels, d'autres entreprises essayent de s'installer (papeterie à chiffon et à paille, fabrique d'allumettes..) sans que l'on sache réellement si ces installations ont été effectives ou non.
Aujourd'hui, le moulin a été restauré et offre une salle d'exposition et une salle de spectacle au premier étage. Depuis quelques années, nous avons pris l'habitude de visiter les expositions proposées chaque été. De belles découvertes à chaque fois. Cette année, c'est Charles Belle, qui est accroché aux cimaises.
Charles Belle est un peintre qui explore les territoires de l’intime, de l’existentiel, avec sensualité, intensité et profondeur. Forêts, herbes sauvages, fleurs, cours d’eau, portraits expriment autre chose que ce qui est donné à voir. Charles Belle aborde le thème de la nature sans s’attacher à une représentation réaliste. Ce qui le mobilise se situe davantage dans une certaine abstraction. Pour lui, « le sujet d’une peinture, ce n’est pas le sujet ! ». Lorsqu’il peint des fleurs, « ce ne sont pas des fleurs ». Ce qui l’intéresse ce sont tous les signaux qu’une peinture peut transmettre, de façon indéfinissable et directe.
Ephéméride éclectique d'une librocubiculariste glossophile et mélomane