Ephéméride éclectique d'une librocubiculariste glossophile et mélomane.
12 Février 2025
Au moment où éclate la dictature, Ritsos et Théodorakis ont derrière eux une carrière d’envergure internationale, ainsi qu’une coopération productive reposant sur une notoriété déjà acquise. La fraternité, l’humanisme et la contestation face au sentiment d’injustice, qui les réunissent à chaque fois, comme deux destins entremêlés, dans les vicissitudes de l’histoire, – et où l’éloignement ne constitue point un obstacle –, ne sont pas des liens récents en 1967. À l’inverse, l’expérience, le climat de confiance et d’admiration réciproques de ces deux combattants de la liberté sont favorables à un nouvel engagement politique commun.
La suite de l'article "La chanson politique en Grèce : le tandem Mikis Théodorakis / Yannis Ritsos et les « Dix-huit petites chansons pour la patrie amère » (Lianotragouda), durant la période dictatoriale hellénique (1967-1974)" est à lire ici
18. Τη ρωμιοσύνη μην την κλαις
Τη ρωμιοσύνη μην την κλαις εκεί που πάει να σκύψει
με το σουγιά στο κόκκαλο με το λουρί στο σβέρκο
Να τη πετιέται αποξαρχής κι αντρειεύει και θεριεύει
και καμακώνει το θεριό με το καμάκι του ήλιου.
18 - Ne pleure pas sur la Grèce
Ne pleure pas sur la Grèce, - quand elle est près de fléchir
avec le couteau sur l'os, avec la laisse sur la nuque,
La voici qui déferle à nouveau, s'affermit et se déchaîne
pour terrasser la bête avec la lance du soleil
Traduit par Anne Personnaz
Dix-huit petites chansons de la patrie amère
Yannis Ritsos
Editions Bruno Doucey
«Ne pleure pas la Grécité», est le chant qui a connu le succès le plus foudroyant, au point de devenir, au même titre que certaines chansons d'Axion esti, un hymne de résistance à toutes les formes d'oppression du peuple grec.
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