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Ephéméride éclectique d'une librocubiculariste glossophile et mélomane.

Walking Parker Home By Bob Kaufman

William S. Burroughs - I have failed

William S. Burroughs - I have failed

Bob Kaufman, poète de la Beat Generation et cofondateur de la revue Beatitude avec Allen Ginsberg et d'autres, est né en 1925 à La Nouvelle-Orléans d'un père germano-juif et d'une mère noire catholique. Jeune homme, il s'engagea dans la marine marchande américaine, étudia brièvement à la New School de New York, puis s'installa à San Francisco, où il fréquenta des écrivains comme Gregory Corso, Lawrence Ferlinghetti et Ginsberg.

Kaufman était un poète de rue inspiré par le jazz, fidèle à la tradition orale : il déclama ses poèmes dans les cafés et les rues, les écrivant rarement. Ses premiers textes furent publiés par la célèbre librairie City Lights. Outre les plaquettes Abomunist Manifesto (1959), Second April (1959) et Does the Secret Mind Whisper? (1960), ses œuvres furent rassemblées dans Solitudes Crowded with Loneliness (1965), The Golden Sardine (1967) et The Ancient Rain: Poems 1956–1978 (1981), avant d’être rééditées dans Cranial Guitar: Selected Poems by Bob Kaufman (1996). Son travail a été traduit en français, et il a acquis une forte notoriété en France.

Sa vie, tumultueuse et parfois chaotique, fut marquée par des démêlés avec la justice, des séjours en prison, des électrochocs et une lutte contre la toxicomanie. Il apparut dans le film The Flower Thief (1960), documentaire sur le mouvement beat à San Francisco. Après l’assassinat de John F. Kennedy, Kaufman fit vœu de silence, qu’il ne rompit qu’à la fin de la guerre du Vietnam. Il devint par la suite un bouddhiste pratiquant. Il mourut en 1986.

 

Source : Poetry Foundation

Quand on pense à Charlie Parker et à sa musique, à quoi songe-t-on ? Que nous a-t-il laissé, à nous, consommateurs de musique ? Dans « Walking Parker Home », Bob Kaufman utilise des allusions subtiles, un langage figuratif abstrait et des paradoxes pour évoquer la vie de Charlie Parker et son importance dans l’histoire du jazz.

Dans le dernier vers de la première strophe, Kaufman résume son poème par un paradoxe : « Death and indestructible existence ». Malgré une vie écourtée par la drogue et l’épuisement, Parker a accédé à une forme d’immortalité. Comme bien des artistes maudits, sa renommée a grandi après sa mort, lorsque le monde a pris conscience de son impact. Pionnier du jazz, son existence, bien que brisée, est désormais éternelle. À travers ces mots, Kaufman célèbre sa grandeur, même dans la brièveté tragique de son parcours.

 

Source : Andrew's blog

Walking Parker Home
By Bob Kaufman


Sweet beats of jazz impaled on slivers of wind
Kansas Black Morning/ First Horn Eyes/
Historical sound pictures on New Bird wings
People shouts/ boy alto dreams/ Tomorrow’s
Gold belled pipe of stops and future Blues Times
Lurking Hawkins/ shadows of Lester/ realization
Bronze fingers—brain extensions seeking trapped sounds
Ghetto thoughts/ bandstand courage/ solo flight
Nerve-wracked suspicions of newer songs and doubts
New York alter city/ black tears/ secret disciples
Hammer horn pounding soul marks on unswinging gates
Culture gods/ mob sounds/ visions of spikes
Panic excursions to tribal Jazz wombs and transfusions
Heroin nights of birth/ and soaring/ over boppy new ground.
Smothered rage covering pyramids of notes spontaneously exploding
Cool revelations/ shrill hopes/ beauty speared into greedy ears
Birdland nights on bop mountains, windy saxophone revolutions.
Dayrooms of junk/ and melting walls and circling vultures/
Money cancer/ remembered pain/ terror flights/
Death and indestructible existence
 
In that Jazz corner of life
Wrapped in a mist of sound
His legacy, our Jazz-tinted dawn
Wailing his triumphs of oddly begotten dreams
Inviting the nerveless to feel once more
That fierce dying of humans consumed
In raging fires of Love.

Copyright Credit: Bob Kaufman, “Walking Parker Home” from Solitudes Crowded with Loneliness. Copyright © 1965 by Bob Kaufman. Reprinted by permission of New Directions Publishing Corporation.
Source: Solitudes Crowded with Loneliness (New Directions Publishing Corporation, 1965)

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