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Ephéméride éclectique d'une librocubiculariste glossophile et mélomane.

Entre flamenco et lumière : la rumba du pardon

Rosalia

Rosalia

Il y a chez Rosalía quelque chose d’inépuisable, une tension entre la terre et le ciel, la ferveur populaire et la quête mystique. Avec LUX, la chanteuse catalane s’éloigne des beats de MOTOMAMI pour composer une œuvre habitée, presque liturgique, écrite dans treize langues et portée par le souffle du London Symphonic Orchestra. Quatre mouvements, comme les saisons d’une âme : la pureté, la gravité, la grâce, puis le départ — ou peut-être le retour.
Dans cet album de lumière, les cordes et la voix s’enlacent, la foi devient musique, la pop se fait prière. Et au cœur de ce chemin, une chanson : La Rumba del Perdón. Une confession dansante, traversée de poussière et de pardon, où le flamenco revient, non pour briller, mais pour absoudre.

"La Rumba Del Perdón"


Tú y tu compa're de corazón
Inseparables, pero algo pasó
Había un quilo sin corte en tu cajón
Y de pura envidia, alguien te lo robó
Tu mejor amigo, el que tocaba la guitarra
¿Qué será lo que pasó?
Que de golpe la guitarra ya no sonaba
Y ni sonaba el teléfono
No sería tan amigo
Cuando aflojó las cuerdas de la guitarra
De la primera al bordón
Y ahí dentro metió el quilo e igual que el quilo
Él también desapareció
Pero yo


Toíto te lo perdono (Nonaino, nonaino, nonaino, nonaino, na)
Toíto te lo perdono (Nonaino, nonaino, nonaino, nonaino, na)
Toíto te lo perdono (Nonaino, nonaino, nonaino, nonaino, na)
Toíto te lo pеrdono (Nonaino, nonaino, nonaino, nonaino, na)


Cuando dijiste, "Voy a bajar por tabaco"
Mirando a los ojos a tu hijo menor
Le promеtiste que en na' tú estarías de vuelta
Y nunca volviste a cruzar el umbral de la puerta por la que te fuiste
Pero
Yo sé que tú eres pa' mí
Yo sé que tú eres pa' mí
Yo sé que tú eres pa' mí
Yo sé que vendrás a mí
Dice la calle que tú eres pa' mí
Dice quien sabe que tú eres pa' mí
Se dice en la plaza que tú eres pa' mí
Dile a tu ma're que tú eres pa' mí

Quand la voix de Rosalía s’éteint, il reste quelque chose d’apaisé, presque suspendu. La Rumba del Perdón prolonge la quête de LUX : celle d’une artiste qui cherche la justesse entre émotion populaire et exigence musicale. Le flamenco s’y fait plus intérieur, la pop se dépouille, et c’est sans doute là que réside la vraie lumière de Rosalía — dans cet équilibre fragile entre la ferveur et le silence.

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une-vie-de-setter

Ephéméride éclectique d'une librocubiculariste glossophile et mélomane

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Y
Merci encore
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U
Παρακαλώ πολύ, με χαρά.