Ephéméride éclectique d'une librocubiculariste glossophile et mélomane.
27 Juillet 2026
Miguel Poveda n’est pas seulement une voix majeure du cante jondo, il est un passeur d’émotions qui fait chanter le feu de l’âme humaine. Après avoir exploré les paysages intérieurs du flamenco traditionnel avec une clarté et une ferveur singulières, il se tourne ici vers une rencontre insolite : celle de la poésie de Rafael Alberti et du chant profond. Dans Dejadme llorar, premier cri du disque Poemas del exilio inspiré des vers du poète exilé après la guerre civile espagnole, Poveda met en musique la nostalgie et le déchirement du déracinement avec une intensité bouleversante — une voix qui pleure et qui porte en elle la mémoire d’un exil et l’élan à dire la vie malgré tout. C’est à travers cette émotion pure que se révèle l’essence de son art : chanter au plus près des blessures du cœur, avec une présence profonde et lumineuse.
Ephéméride éclectique d'une librocubiculariste glossophile et mélomane