Ephéméride éclectique d'une librocubiculariste glossophile et mélomane.
18 Août 2026
Lorsque Debussy compose sa Sonate pour flûte, alto et harpe en 1915, il cherche des couleurs nouvelles, des alliances de timbres inédites, une musique faite de transparences et de nuances délicates. Cette quête de pureté n'est pas sans lien avec la fascination qu'exerça sur lui l'art japonais et, plus largement, les arts d'Extrême-Orient. Comme nombre de ses contemporains, il admirait la sobriété des formes, l'élégance du trait et la beauté des matières. Dans son bureau, quelques objets japonais et une simple coupe chinoise d'un blanc immaculé lui rappelaient chaque jour qu'une œuvre peut atteindre la grâce sans recourir à l'ornement. Cette esthétique du dépouillement semble affleurer dans cette sonate singulière, où chaque note paraît posée avec la précision d'un pinceau sur une estampe.
Ephéméride éclectique d'une librocubiculariste glossophile et mélomane