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Souvenirs illustrés de petits moments, balades, lectures, expositions....qui font le sel de la vie !

(D’AUTRES PUTAINS), PAR MASSIMO BARONE.

Un peu de poésie italienne aujourd'hui ... Qui est Massimo Barone....Il vous le raconte ici

(Le notti di Cabiria) - F. Fellini

(Le notti di Cabiria) - F. Fellini

(altre puttane)
Il nome finiva per etta, Rosetta/ Marietta. Preferisco Rosetta,
puttana/ sull’Aurelia altezza Ladispoli

Era una figlia stropicciata d’Irpinia/ erba di marzo, minuta,
nervosa, coi ricci veraci./ Odorosa

di sudore e talco/ aspettava che io passassi/ nell’ora che
precede il mattino./ Agitava la mano e

saliva./ Compa’, chiedeva, ferma a Cornelia?/ Come no, etta,
Rosetta/ per te senz’altro e forse, e dico/

forse, ci piacevamo/ o forse era solo assonanza/ di sentire, di
tigna, e rancore/ ché in lei friggeva una luce/ negli occhi

nel volto appuntito/ di Medea suburbana che nessun/ altolà
poteva attenuare./ A bordo diventava chiacchierona/

e parlava di sé, del bambino/ della balia che costava un
botto/ più dell’affitto e delle bollette/ e poi il pediatra e le

spese…/ C’era lavoro sì, ma che fatica/ era arrivare a fine di
mese./ Etta Rosetta puttana col figlio/ bambino, l’affitto, le

spese…

 
(d’autres putains)
Son prénom finissait en etta, Rosetta/ Marietta. Je préfère Rosetta,
une putain/ sur l’Aurelia hauteur Ladispoli.

C’était une fille froissée d’Irpinia/ herbe de mars, menue,
nerveuse, naturellement frisée. / Au parfum

de sueur et de talc/ elle attendait que je passe/ à l’heure
qui précède le matin./ Elle agitait la main et

elle montait./ L’ami, faisait-elle, tu t’arrêtes à Cornelia?/ Mais oui, etta,
Rosetta/ pour toi bien sûr et peut-être, je dis bien/

peut-être, nous nous plaisions/ ou bien une simple assonance/ perception,
entêtement, rancune/ parce qu’en elle, grésillait une lueur/ dans ses yeux

dans son visage pointu/ de Médée de faubourg que personne/ halte-là
pouvait atténuer./ À bord elle devenait bavarde/

et elle parlait d’elle, du petit/ de la nourrice qui coûtait une fortune
/ plus le loyer les factures/ et aussi le pédiatre et les

courses…/ Du travail oui, mais quelle peine/ pour boucler les fins de
mois./ Etta Rosetta la putain avec un fils/ le petit, le loyer, les

courses…

Traduit par Olivier Favier.

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