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Souvenirs illustrés de petits moments, balades, lectures, expositions....qui font le sel de la vie !

Золотая осень - Boris Pasternak

Georges Braque - Paysage de l'Estaque

Georges Braque - Paysage de l'Estaque

Осень. Сказочный чертог,
Всем открытый для обзора.
Просеки лесных дорог,
Заглядевшихся в озера.

Как на выставке картин:
Залы, залы, залы, залы
Вязов, ясеней, осин
В позолоте небывалой.

Липы обруч золотой —
Как венец на новобрачной.
Лик березы — под фатой
Подвенечной и прозрачной.

Погребенная земля
Под листвой в канавах, ямах.
В желтых кленах флигеля,
Словно в золоченых рамах.

Где деревья в сентябре
На заре стоят попарно,
И закат на их коре
Оставляет след янтарный.

Где нельзя ступить в овраг,
Чтоб не стало всем известно:
Так бушует, что ни шаг,
Под ногами лист древесный.

Где звучит в конце аллей
Эхо у крутого спуска
И зари вишневый клей
Застывает в виде сгустка.

Осень. Древний уголок
Старых книг, одежд, оружья,
Где сокровищ каталог
Перелистывает стужа.

1956 г.

Et pour les curieuses et curieux : le début d'un article, consacré à B. Pasternak que je vous invite à lire dans sa totalité ici.

"Le poète Andreï Voznessenski (1933-2010) a laissé des souvenirs sur Boris Pasternak....« Ils allaient, ils allaient toujours, et lorsque cessait le chant funèbre, on croyait entendre, continuant sur leur lancée, chanter les jambes, les chevaux et le souffle du vent… » Voici bientôt trente ans que, le jour de sa mort, les gens défilent devant sa tombe, comme s‘ils prolongeaient indéfiniment la phrase inaugurale du Docteur Jivago.

…L’averse tambourine sur les parapluies. Des centaines de personnes trempées se serrent entre les piquets entourant les tombes. Quelqu’un tient un parapluie au-dessus des orateurs. J’allume un cierge au pied du monument. Durant plus d’une heure on lit ses poèmes et, malgré le vent et la pluie, le petit bout de cierge héroïque continue de brûler en clignotant dans son chandelier vert. À travers le feuillage, à travers le brouillard du champ fatidique, j’aperçois sa datcha; à travers une distance presque trentenaire, j’aperçois la foule à l’enterrement du poète en disgrâce.
Les caméras scintillaient. Des écrivains renommés regardaient la multitude populaire en cachette, par les interstices des clôtures et des rideaux. C’était une époque maussade, dont il ressentit tous les déchirements....

 

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