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Souvenirs illustrés de petits moments, musiques, lectures, expositions, balades....qui font le sel de la vie !

Le fils du faucon - Της γερακίνας γιος - V. Tsitsanis - K Virvos

Je vous partage, ces derniers jours, des références de chansons trouvées sur le fil d'un forum "les amis de lutte ouvrière"....J'aime tirer le fil de la pelote et voir où cela me mène...de jolies surprises, souvent !

Une chanson "Yerakinas Yios" (le fils du faucon) qui décrit la vie d'un prisonnier, ce pourrait être à Makronissos ou ailleurs, mais sous un régime de dictature. Musique de Vassilis Tsitsanis (un auteur important et prolifique de l'après-guerre). Chanson interprétée par le remarquable Stelios Kazantzidis. 

Photos d'archive présentée dans le cadre de l'oeuvre "The Concession" de l'artiste Zafos Xagoraris, 2019 pour le pavillon national de la Grèce (Biennale de Venise 2019)

Photos d'archive présentée dans le cadre de l'oeuvre "The Concession" de l'artiste Zafos Xagoraris, 2019 pour le pavillon national de la Grèce (Biennale de Venise 2019)

Photos d'archive présentée dans le cadre de l'oeuvre "The Concession" de l'artiste Zafos Xagoraris, 2019 pour le pavillon national de la Grèce (Biennale de Venise 2019)

Courtesy of ASKI - Contemporary Social History Archives, Athens

Zafos Xagoraris, un des trois artistes représentant la Grèce à la Biennale d'art 2019 de Venise a présenté une oeuvre appelée "The Concession" évoquant le camp de concentration de l'île de Makronisos que les anglais et les américains ont ouvert et financé après la fin de la dernière guerre pour emprisonner les civils et militaires de gauche, en majorité communistes (anciens résistants au nazisme) opposés au nouveau régime soutenu par les alliés. Dans ce camp de "réhabilitation", aux conditions de vie très dures, les prisonniers étaient notamment contraints de créer des copies à échelle réduite des temples grecs antiques.

L'oeuvre "The Concession", qui comprend des maquettes de temple, un film et des photos d'archives et la reconstitution à l'échelle un de la porte du camp, installée contre la façade du pavillon grec de la Biennale, confronte ces évènements à l'exposition de la collection de Peggy Guggenheim en 1948 dans ce même pavillon grec.


Ούτε στρώμα να πλαγιάσω, 
ούτε φως για να διαβάσω
το γλυκό σου γράμμα, ωχ, μανούλα μου
Καλοκαίρι κι είναι κρύο
ένα μέτρο επί δύο
είναι το κελί μου, ωχ, μανούλα μου

Μα εγώ δε ζω γονατιστός, 
είμαι της γερακίνας γιος 
Τι κι αν μ’ ανοίγουνε πληγές
εγώ αντέχω τις φωτιές 
Μάνα μη λυπάσαι, μάνα μη με κλαις

Ένα ρούχο ματωμένο
στρώνω για να ξαποσταίνω
στο υγρό τσιμέντο, ωχ, μανούλα μου
Στο κελί το διπλανό μου
φέραν κάποιον αδελφό μου
πόσο θα τραβήξει, ωχ, μανούλα μου

Μα εγώ δε ζω γονατιστός...

 

Μουσική: Βασίλης Τσιτσάνης
Στίχοι: Κώστας Βίρβος

Ni matelas où je puisse m'étendre,
ni lumière pour pouvoir lire
ta douce lettre, oh ma petite maman !
C'est l'été et il fait froid,
Un mètre sur deux, telle est ma cellule

Refrain :

Mais je ne vivrai pas à genoux
Je suis le fils d'un faucon (x2)
Et si l'on rouvre mes plaies
je supporterai le feu (x2)
Mère, ne sois pas désolée, mère, ne pleure pas !

Un vêtement ensanglanté
pour m'allonger
sur le ciment humide, oh ma petite maman
Dans la cellule d'à côté
ils ont amené quelqu'un, mon frère,
Comment s'en sortir ?

Refrain :

Mais je ne vivrai pas à genoux (...)

 

(traduction proposée sur le forum cité plus haut).

 

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