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Ephéméride éclectique d'une librocubiculariste glossophile et mélomane.

Miscellanées # 74

Bibliothèque - Maria Helena Vierira da Silva

Bibliothèque - Maria Helena Vierira da Silva

Des nouvelles de mon Tsundoku... il est toujours aussi joufflu, ne se dégonfle vraiment pas,  puisque je ne peux m'empêcher d'acheter de nouveaux livres. Je suis devenue fan des éditions Doucey (Editions bilingues et poétiques). J'y ai encore trouvé quelques pépites...

Ainsi : J'ai découvert l'autobiographie poétique de Karine Reysset. Je n'avais jamais rien lu de cette autrice, alors que je ne manque aucun des livres de son compagnon Olivier Adam.

Ci-après la présentation proposée par son éditeur :

 Karine Reysset est née en 1974. Elle fréquente à la fois les bords de Seine en région parisienne et aussi, régulièrement, les plages normandes. Son enfance est celle des enfants dans les années 70, sauf que leur famille vit un drame, le décès à trois mois et un jour d’un petit frère nommé Loïc. Et puis, il y a la rencontre avec Olivier Adam à l’université, l’amour, la famille qu’ils créent ensemble, les livres qu’ils écrivent, les endroits où ils vont vivre… Karine Reysset utilise la poésie pour raconter autrement son histoire, plus directement, et parfois plus crûment, sans fioritures. Ses mots sont bruts, vont à l’essentiel. Ils cherchent à la fois le beau, le désir de vie intense, la lumière, mais aussi ce qui gratte, dans une langue soudain épurée. J’ai beaucoup aimé cette « tentative d’autobiographie » comme elle me l’écrit en dédicace qui cherche à ne rien oublier des intentions de l’enfance, qui fait le tour des écueils mais surtout des réussites, et qui clame « l’enfance c’est rêver, grandir c’est renoncer, moi je n’ai jamais renoncé ».

Les éditions Bruno Doucey – 11 avril 2025

 

Mon avis : Une très belle découverte toute en finesse et délicatesse.

Un extrait  d'en guise de prologue ?

 

"... l'enfance c'est quoi ?

c'est la plus petite matriochka

le noyau dur

le diamant pur

la part à laquelle 

se raccrocher les jours de cafard

 

l'enfant à l'intérieur de soi

quelque part jamais loin

je la touche du bout des doigts

dans l'eau trouble des souvenirs

 

enfances heureuses

ou malheureuses

c'est la couche élémentaire

le limon

le sédiment

au fond de la rivière

les marais salants

les sables mouvants

 

l'enfance

c'est la fin de l'enfance

commencer à mourir un peu

apprendre à se taire

 

l'enfance c'est rêver

grandir c'est renoncer

moi je n'ai jamais renoncé"

 

 

------------------&---------------------

 

 

 

Un second opus des éditions Doucey : "Elles ont surgi d'une vague" de Murielle Szac :

Elles, ce sont les femmes qui peuplent les mythes grecs, celles qui ont tenu bon face aux épreuves, qui ont aimé à la folie, qui ont lutté, trahi, ri et pleuré, tué parfois. Antigone, Ariane, Artémis, Atalante, Cassandre, Clytemnestre, Hélène, Phèdre, d’autres encore bien moins connues. Tant de figures insoumises, tant d’héroïnes qui accompagnent Murielle Szac depuis des décennies, inspirant à la fois son œuvre littéraire et sa vie personnelle. À leurs côtés, dans un subtil tressage du réel et de la fiction, des femmes grecques de notre temps, des amies fragiles et fortes, porteuses d’un feu tout neuf et d’un art de vivre ancestral. Leurs voix se mêlent au bruissement des branches d’olivier, à l’écho du ressac et aux murmures du monde. Page après page, on entend se lever un grand vent de liberté.

Avec ce premier recueil de poésie, Elles ont surgi d’une vague, Murielle Szac reste fidèle à ses thèmes de prédilection : les femmes, la résistance, la liberté. Elles ont surgi d’une vague est un écrin pour des déesses comme Artémis, des héroïnes symboliques comme Antigone, Ariane, Phèdre ou des mortelles courageuses, mères, filles, sœurs qui ne lâchent rien, qui tiennent bon face aux épreuves et aux vicissitudes de la vie. Nul doute qu’elle les a rencontrées au détour d’une ruelle, dans un village de cette Crète qu’elle aime et où elle vit et écrit une partie de l’année. Ce recueil d’une beauté infinie tisse, vibre, crie, console, libère et toujours attise le feu. 
Anne-Marie Thomazeau – Zébuline 

 

Un extrait ? : "ma petite lune lambri

Le manteau de la nuit nous recouvre

on regarde les étoiles

tu te souviens fengaraki mou lambro

ma petite lune brillante

la chanson de ton enfance

celle qui invite la lune à veiller sur nous

comme elle veillait sur les enfants

allant secrètement la nuit

à l'école interdite par les Turcs

nous l'avons chantée à tue-tête en nous tenant le bras

chemins creux jambes griffées par les câpriers sauvages

odeurs entêtantes de jasmin et de caroubes

la lampe torche nous guidait plus sûrement que la lune

et ce fou-rire   ce fou-rire

cococo bêbêbê

tu m'apprenais les cris des animaux

dans cette nuit noire

nous avons ri à gorge déployée

nous avons si souvent ri ensemble

nous ignorions que la mort nous guettait

non loin de ceux dont tu prenais tant de soin."

 

Mon avis : formidable

Evidemment, j'ai cherché et trouvé cette chanson sur YT :

Φεγγαράκι μου λαμπρό
φέγγε μου να περπατώ
να πηγαίνω στο σχολειό,
να μαθαίνω γράμματα,
γράμματα, σπουδάγματα,
του Θεού τα πράγματα.


Φεγγαράκι μου γεμάτο
σα φλουρί κωσταντινάτο,
φέγγε μου τώρα στη στράτα,
στο σχολειό να κατεβώ,
να μαθαίνω γράμματα,
γράμματα, σπουδάγματα,
του Θεού τα πράγματα,
τους γονείς μου ν’ αγαπώ,
και τρανό να ’χω σκοπό.

Juillet : le plaisir d'enchaîner mes longueurs, les dimanches après-midi 

Svea Hansohn Illustration

Svea Hansohn Illustration

Juillet : Partir nous ressourcer dans le Berry, pour de belles excursions et expositions : Le Blanc et sa salle d'exposition au sein du Musée de la Filature, la maison du parc à Rosnay et son exposition photographique consacrée au martin-pêcheur, le joli village fleuri de Chevigny et sa collection d'hortensias,  la chartreuse de Liget, et le village de Montrésor, son château entièrement meublé, ses nombreuses peintures, et sa collégiale....

Le blanc, l'aigrette au pied du musée de la filature, et son exposition estivale
Le blanc, l'aigrette au pied du musée de la filature, et son exposition estivale

Le blanc, l'aigrette au pied du musée de la filature, et son exposition estivale

L'exposition à la maison du parc de Rosnay

L'exposition à la maison du parc de Rosnay

Chevigny, ses rues fleuries, et son exposition estivale
Chevigny, ses rues fleuries, et son exposition estivale
Chevigny, ses rues fleuries, et son exposition estivale

Chevigny, ses rues fleuries, et son exposition estivale

la chartreuse de Liget

la chartreuse de Liget

Le village de Montrésor, son château, sa collégiale
Le village de Montrésor, son château, sa collégiale

Le village de Montrésor, son château, sa collégiale

Sans oublier nos petits visiteurs du petit déjeuner : les écureuils que j'ai réussi à introduire dans la boîte...

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