Ephéméride éclectique d'une librocubiculariste glossophile et mélomane.
3 Avril 2026
Composé à l’origine pour piano à quatre mains lors de la tournée d’adieu d’Antonín Dvořák avant son départ pour le Nouveau Monde, Silent Woods est une courte page d’une nostalgie poignante, remaniée en 1893 pour violoncelle et orchestre. Sous l’archet, la ligne mélodique semble se souvenir plus qu’elle ne chante : elle avance avec cette douceur grave qui précède l’absence, enveloppée d’un orchestre aux teintes feutrées. Toute la pièce respire le lyrisme douloureux de l’exil — celui d’un compositeur au seuil d’un ailleurs, déjà saisi par la mélancolie des paysages quittés. Dans ces bois silencieux, c’est la mémoire qui murmure.
Ci-après : Dvořák | "Silence des bois" par les Chanteurs d'oiseaux (Jean Boucault et Johnny Rasse), la pianiste Shani Diluka et la violoniste Geneviève Laurenceau.
Ephéméride éclectique d'une librocubiculariste glossophile et mélomane