Le temps passe à une vitesse déconcertante : je peine à croire que mon dernier billet consacré à Albin de la Simone date de plus d’un an. Il était grand temps de retrouver cette voix délicate qui sait suspendre les heures et adoucir les jours.
Aujourd’hui, je reviens donc vers lui avec une chanson qui a la grâce des confidences murmurées : Tu sautais de page en page. Un texte tendre et mélancolique, où l’amour prend des allures de passage fugace, de vent doux qui chamboule tout en ne s’attardant jamais.
Et le temps s'arrêtait
Tu sautais de page en page
Dans le livre de ma vie
Un peu bohème, un peu sauvage
Tu allais, tu venais, ravie
Tu me quittais sans ambages
Pour revenir encore plus jolie
Tu soufflais quelques nuages
Et tu m'offrais une embellie
Et le temps s'arrêtait
Lorsque tu te posais
Chez moi
Chez moi
Le temps, lui, s'arrêtait
Oui mais, toi, tu passais
Pourquoi?
Pourquoi?
Tu ne passais jamais qu'en coup de vent
Mais tu me laissais pourtant
De quoi t'aimer
De quoi rêver
Jusqu'à la prochaine fois
Tu m'avais laissé ta malle
Pleine de chiffons, de falbalas
Oui, mais je vivais que dalle
Quand tu n'étais pas dans mes bras
Je suivais sur cartes postales
Les paradis où tu dansais
Et quand parfois, ça tournait mal
Tu pleurais, je te consolais
Mais quel supplice de Tantale
Mon amour pour ton amitié
Un jour, j'ai déposé ta malle
Chez le chiffonnier du quartier
Car j'avais le cœur tout cabossé
Et le temps s'arrêtait
Lorsque tu te posais
Chez moi
Chez moi
Le temps, lui, s'arrêtait
Oui mais, toi, tu passais
Pourquoi?
Pourquoi?
Tu ne passais jamais qu'en coup de vent
Mais tu me laissais pourtant
De quoi t'aimer
De quoi rêver
Jusqu'à la prochaine fois