Ephéméride éclectique d'une librocubiculariste glossophile et mélomane.
1 Janvier 2026
L'année 2026 sera-t-elle bretonne ? Sans doute, un peu, vu ce deuxième billet le premier jour de l'année ! alors, je laisse Naïg Rozmor vous adresser ses voeux avec son poème Kalander !
Kalander
Genver
Bloavez mad a hetan deoh
Levenez leiz ho kalon,
Yehed leiz ho ti,
Arhant leiz ho kodellou
Ha nebeud a… daillou !
C'hwevrer
An eonenn, war ar stêr,
A zaoulamm
Evel eun inkane gwenn
O kas eur helou laouen.
Evid doare eo digor
Lagad ar bleuniou,
War gribenn ar menez,
Hag an heizez, e tommder,
A halv, noz ha deiz,
Euz donder ar hoajou.
Meurz
Avel foll
Troñser lostennou
Jubenner ar plahed paour
Ahanta ! Gra da labour.
Ebrel
Koukoug ! Koukoug !
Piou e-neus lavaret
N'oa ket brao d'ar baotred
C'hoari koukoug
Gand ar merhed ?
Mae
Lêz mae a ruill puill
Euz bronnou digor an douar.
An oanig a zen e vamm
En eur dourtal
Hag ar bugel a zach ar vuhez
Leiz e henou
Hervez lezenn goz ar garantez.
Even
Setu erruet gouel Yann.
Emberr, dorn-ha-dorn,
Ni a yelo on-daou
Da dana on huñvreou
Ouz kev braz an tantad
Ha d'en em ouestla
An eil d'egile,
Dre aberz an tan.
Gouere
Eur wazig o hlaourenna
'N eur dreuzi traon ar prad,
Falz al loar er vann
Prest da eosti ar stered
Ha parkajou kerh o wana,
Dindan pokou an avel,
Evel korvou merhed yaouank.
Eost
Gourvezet war al leur
An eostou gwenn
A glemm
Dindan skourjez ar freillou,
O laka er bed
Or bara pemdezieg
Gwengolo
Va miz !
Ya, ganet on
E miz ar holo gwenn
Ouz skleur al loar charreaterez
War he zremenvan.
Here
An heol,
Oh ober d'an avalou al lez,
A laka o jodou
Da ruzia gand ar vez
Hag e halvont, dre guz,
Ar voustradenn
A raio dezo lezel da ruilla
O douster.
Du
Lezom braz-amzer ha luhed
Da lida ganeom
Ofis ar garantez
'Doug an noz
E donder or gwele-kloz.
Kerzu
Peoh bremañ
Na zihunom ket
Bugel Nedeleg.
Cliquez sur le lien pour écouter le poème.
Bonne année à vous :
que la joie remplisse votre cœur,
que la santé emplisse votre maison,
que l’argent garnisse vos poches
et qu’il y ait… peu de dettes !
Le roseau, sur la rivière,
saute et danse,
tel un encensoir blanc
portant une nouvelle joyeuse.
Comme pour saluer le retour,
l’œil des fleurs s’entrouvre
sur l’arête de la montagne,
et le soleil, dans sa tiédeur,
appelle nuit et jour
du fond des vallées.
Vent fou,
tu bouscules les panaches,
décoiffeur des pauvres filles —
allons ! fais ton ouvrage.
Coucou ! Coucou !
Qui a dit
que ce n’était pas beau, pour les garçons,
de jouer au coucou
avec les filles ?
Le lait de mai roule, épais,
des seins ouverts de la terre.
L’agnelet rejoint sa mère
en trottinant,
et l’enfant boit la vie
à pleines lèvres,
selon la loi ancienne de l’amour.
Voici la fête de la Saint-Jean.
Bientôt, main dans la main,
nous irons tous deux
allumer nos rêves
au grand feu du solstice
et nous offrir l’un à l’autre
par le sacrifice du feu.
Un petit gars fauche
en traversant le fond du pré,
la faux de la lune au poignet,
prête à moissonner les étoiles ;
et les prairies de blé blond s’évanouissent,
sous les baisers du vent,
comme les chevelures de jeunes femmes.
Étendu sur l’aire,
le blé blond
gémit
sous la morsure des battoirs,
faisant venir au monde
notre pain quotidien.
Mon mois !
Oui, je suis née
au mois de la blanche brume
sous la lumière de la lune cocheresse
sur sa route argentée.
Le soleil,
caressant les pommiers,
fait rougir leurs joues
de pudeur,
et, en secret,
il appelle la rafale
qui les fera rouler
dans leur douceur.
Laissons la grande saison et la pluie
célébrer avec nous
l’office de l’amour
sous la nuit
au creux de notre lit clos.
Pour l’instant,
ne réveillons pas
l’enfant de Noël.
(Essai de traduction, toute correction est la bienvenue !)
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