Ephéméride éclectique d'une librocubiculariste glossophile et mélomane.
2 Janvier 2026
C’est encore grâce à l’infaillible programmation de FIP que j’ai découvert The Reed Conservation Society, ce duo parisien qui a longtemps chanté en anglais avant d’opérer une belle mue francophone. Après trois EP remarqués entre 2019 et 2021, ils signent aujourd’hui un premier album en français, La Société de Préservation du Roseau, publié chez le toujours raffiné label Violette Records.
Entourés d’invités précieux — de Blumi à Fred Lambert en passant par Natacha Tertone — Stéphane Auzenet et Mathieu Blanc déploient une pop délicate, ample, tendrement orchestrée, où cuivres, chœurs et touches folk composent une palette lumineuse. Le disque confirme tout le bien que promettait leur premier single Pylones, et chaque titre semble affiner un peu plus leur virage élégant vers la langue de Molière.
Dans cette constellation de chansons fines et sensibles, La Nage Indienne se distingue par sa douceur feutrée : une ligne claire entre pop et folk, portée par des arrangements délicats et une écriture profonde, fidèle à l’esprit de l’album. Une pièce discrète et précieuse, qui illustre à merveille la nouvelle maturité du groupe — et qui donne envie, vraiment, de se laisser dériver avec eux.
Ephéméride éclectique d'une librocubiculariste glossophile et mélomane