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Souvenirs illustrés de petits moments, balades, lectures, expositions....qui font le sel de la vie !

Ο κήπος έμπαινε στη θάλασσα - Le jardin était dans la mer

Revenons à la poésie d'Odysseas Elytis avec ce poème mis en musique par M. Theodorakis

Ο κήπος έμπαινε στη θάλασσα - Le jardin était dans la mer

Ο κήπος έμπαινε στη θάλασσα
Βαθύ γαρίφαλο ακρωτήρι
Το χέρι σου έφευγε με το νερό
Να στρώσει νυφικό το πέλαγος
Το χέρι σου άνοιγε τον ουρανό.

Άγγελοι μ’ έντεκα σπαθιά
Πλέανε πλάι στ’ όνομά σου
Σκίζοντας τ’ ανθισμένα κύματα
Κάτω μπατέρναν τα λευκά πανιά
Σ’ απανωτές σπιλιάδες γραίγου.

Μ’ άσπρα τριανταφυλλαγκάθια
Έραβες φιόγκους προσμονής
Για τα μαλλιά των λόφων της αγάπης σου
Έλεγες: Η χτενίστρα του φωτός
Είναι πηγή στη γη που διασκεδάζει.

Κλέφτρα σαΐτα σκάνταλο του γέλιου
Ώ εγγονούλα της γρια-λιακάδας
Μέσ’ απ’ τα δέντρα πείραζες τις ρίζες
Άνοιγες τα χωνάκια του νερού
Ραβδίζοντας της λησμονιάς τα τζίτζιφα.

Ή πάλι νύχτα μ’ άσωτα βιολιά
Μέσα στους μισοχαλασμένους μύλους
Κρυφομιλούσες με μια μάγισσα
Στους κόρφους σου έκρυβες μια χάρη
Που ήταν το ίδιο το φεγγάρι.

Φεγγάρι εδώ φεγγάρι εκεί
Αίνιγμα διαβασμένο από τη θάλασσα
Για το δικό σου το χατήρι
Ο κήπος έμπαινε στη θάλασσα
Βαθύ γαρίφαλο ακρωτήρι.

(Ο Ήλιος ο Πρώτος)

L'interprétation d'origine avec cet extrait du film Tempête  où chante Dora Giannakopoulou.....

          
Le jardin était dans la mer

 

Le jardin était dans la mer
Œillets d'écume cap profond
Ta main s'en allait avec l'eau
Comme une traîne nuptiale
Ta main libérait tout le ciel

Des anges à onze épées
Flottaient à côté de ton nom
Coupeurs de vagues à leurs crêtes
Et les voiles blanches penchaient
Aux courtes rafales du vent

Avec des épines de roses
Tu cousais les rubans de l'attente
Aux cheveux des collines de ton amour
Et disais ; celle qui peigne la lumière
Est une cascade ici qui s'amuse

Flèche voleuse scandale du rire
O petite enfant du jour qui n'en finit pas
Dans les arbres rayonnants tu jouais avec les racines
Tu ouvrais les cornets de l'eau
Gaulant les jujubes de l'oubli

Et quand venait la nuit aux prodigues violons
Dans les moulins à demi-détruits tu parlais
Tout bas avec une magicienne
Dans tes seins tu cachais un cadeau
Qui était la lune elle-même

Lune de-ci lune de-là
Énigme que lisait la mer
Sans aucun mal et pour ton seul plaisir
Œillets d'écume cap profond
Le jardin était dans la mer.

(Soleil Premier)

                                         
                
Traduction de Dominique Grandmont
"37 poètes grecs de l'Indépendance à nos jours"
Oswald éditeurs, 1972.

De nombreuses reprises de cette chanson sont disponibles sur youtube : Voici ma préférée, celle de Soula Birbili

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