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Souvenirs illustrés de petits moments, balades, lectures, expositions....qui font le sel de la vie !

Que reste-t-il de mars ?

Un état de sidération devant cette tragédie qui se déroule sous nos yeux, à nos portes, aveugles que nous avons tous été collectivement, à ce qui se préparait depuis des années, indifférents au sort des peuples  martyrisés, dans un laisser-faire complice...

Pourtant certains, les dessinateurs du blog "cartooning for peace" n'ont cessé de témoigner...

Que reste-t-il de mars ?
Que reste-t-il de mars ?
Que reste-t-il de mars ?
Que reste-t-il de mars ?

Des cinéastes ont essayé de nous ouvrir les yeux :

Donbass de Serguei Loznitsa. Ce film de 2018 sur les événements dans la région séparatiste de l’Ukraine est disponible sur différentes plates-formes (la médiathèque par ex.) et ressort au cinéma. Une épopée violente qui aide à comprendre le conflit actuel.

Parfois, la fiction commence où le reportage s’arrête. Montrer les massacres, la haine pure de l’intérieur, au cœur des milices. « Donbass », sorti en 2018, fait partie de ces œuvres dérangeantes qui aident sinon à comprendre, du moins à ressentir l’effroi d’un pays en guerre. Sergei Loznitsa,  ces derniers jours, s’est déclaré nullement surpris par la guerre totale lancée par Poutine dans son pays, il en raconte dans ce film la genèse, à travers le conflit du Donbass, une zone ukrainienne peuplée largement de russophones que la Russie a envahi en 2014.

En s’inspirant de faits réels, le cinéaste montre très exactement la répétition générale de ce qui se passe aujourd’hui : comment distinguer l’ennemi de l’ami au sein de peuples si proches, dont la langue diffère surtout par la prononciation ? Comment ne pas s’entredéchirer à l’intérieur d’une même famille ? Une mère choisit de vivre dans la misère, avec ses valeurs, dans une précarité que sa fille appelle « clochardisation », elle qui a choisi de travailler pour la République séparatiste, la Nouvelle Russie, au service d’un président nommé par le pouvoir de Poutine.

Ce film est disponible sur différentes plates-formes et ressort dans les salles. Je l'ai regardé via la Médiathèque de Brest...

Sources : Le Parisien

Donbass (2018) – la frontière qui rend fou

Une troupe de comédiens se prépare dans une caravane. On maquille les femmes, qui papotent et s’insultent jusqu’à l’arrivée d’un militaire. Ce dernier fait taire tout le monde, ordonne à la troupe de se mettre en place et les acteurs sortent en courant dans un paysage de ruine. Sous l’œil de journalistes russes, ils se mettent à jouer les témoins d’un acte terroriste qui vient de faire des dizaines de morts. Dès le début, Donbass  fonctionne donc sur l’inversion des valeurs.

Avec cette drôle d’ouverture, Loznitsa rappelle d’abord que le conflit qui ravage le Donbass depuis 2014 est une guerre de communication « où le vrai est un moment du faux » comme disait Guy Debord. Il montre aussi que là-bas, plus rien n’a de sens. La propagande se présente comme le réel, les morts ont l’air un peu fake, et même l’amour ressemble à une vision de la haine (incroyable séquence de mariage fellinienne). C’est le principe de ce film fou, « hybride » (comme on qualifie ce conflit) et à mi-chemin entre la comédie noire (façon Four Lions) et le documenteur. Un trip incroyablement shooté qui joue avec une narration marabout-de-ficelle (il s’agit de 13 vignettes farcesques et malaisantes) pour nous emmener dans une dérive hallucinée à travers les sous-sols d’une région ravagée. Cette suite de sketchs terrorisants montre surtout l’arbitraire d’une société gangrénée par la corruption, la folie et la cruauté. Dénonçant la mainmisse russe sur ce bout d’Ukraine, on y voit des milices maltraiter les habitants résilients (incroyable séquence du bus), des politiciens véreux se faire déverser des seaux de merde sur la gueule, des femmes prêtes à tout pour sauver leur mère, ou des Ukrainiens se faire lyncher par des citoyens enragés. La violence routinière était donc déjà là – brisant définitivement ce qui restait d’humanité dans ce coin-là de l’Europe. Bien avant février 2022, la rage de Loznitsa était donc en ébullition. Et bien avant février 2022, l’Ukraine était en état de décomposition, faisandée par la folie de ses « maîtres » russes…

On n’avait peut-être pas bien entendu ce que nous disait Loznitsa à l’époque. Il serait peut-être temps de l’entendre maintenant.

Source : Première

Désormais, les initiatives se multiplient pour soutenir la paix en Ukraine, ainsi, 

Pour accompagner ce morceau écrit avant-guerre, le groupe "Belle et Sébastian" a fait appel à des photographes et des artistes ukrainiens afin d’illustrer leur musique avec les images du conflit. Civils et militaires sont ainsi réunis dans un clip qui rend hommage à un peuple n’ayant pas choisi la guerre, mais qui défend aujourd’hui pied à pied le territoire de son pays.

*Toutes les recettes issues de la diffusion ou du téléchargement du morceau ‘If They’re Shooting At You' seront reversées aux actions de la Croix Rouge britannique en Ukraine.

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