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Ephéméride éclectique d'une librocubiculariste glossophile et mélomane.

Miscellanées # 78

Eugenia.Korn illustratrice bretonne (https://www.instagram.com/eu.geniakorn)

Eugenia.Korn illustratrice bretonne (https://www.instagram.com/eu.geniakorn)

Novembre commence par un point Tsundoku. Les piles baissent à peine, mais la curiosité reste vive : un soir, j’ai poussé la porte de La Maison vide, attirée par les voix qui s’y faisaient entendre.

 

Laurent Mauvignier

Laurent Mauvignier

La Maison vide, de Laurent Mauvignier, s’est imposé comme l’un des grands livres de la rentrée, plébiscité par le public et distingué par plusieurs jurys, jusqu’au Goncourt qui vient d’en consacrer la puissance. Dans ce roman-fleuve de 750 pages, l’auteur recompose une généalogie blessée à partir de traces éparses — photos, lettres, archives — pour remonter le fil d’un drame familial qui prend sa source dans le rêve brisé d’une arrière-grand-mère pianiste, Marie-Ernestine. Laurent Mauvignier signe un roman ample et vertigineux, à la fois saga familiale, méditation sur la mémoire et exploration du pouvoir de la littérature. Sous l’apparence d’un récit généalogique classique, le livre interroge la transmission, les silences et les manques qui façonnent une lignée, depuis la figure effacée d’une grand-mère jusqu’à la quête intime de l’auteur lui-même. D’une densité rare, le texte déploie une réflexion sur le vide et sur la nécessité de l’imaginaire pour combler les lacunes de l’histoire vécue. Mauvignier y affirme la puissance de la fiction comme seul moyen d’accueillir ce qui fut tu, inventant une réalité sensible, traversée par la musique, la sexualité et la résistance des figures féminines. C’est un livre exigeant et magistral, où l’émotion naît de la lucidité, et où chaque phrase semble sonder les profondeurs de l’acte d’écrire. En bref, le livre que j'ai préféré cette rentrée littéraire !

Miscellanées # 78

Novembre : une série choc, Des vivants

Arraché à l’enfer, Seb cherche son ami devant le Bataclan, ce 13 novembre 2015. Un peu plus loin, dans une cour transformée en poste médical improvisé, Marie répète sans relâche : « Quelqu’un a un téléphone ? C’est pour appeler mon mari, il est encore là-bas. »
Là-bas : la salle de concert où la tuerie vient d’avoir lieu. Au premier étage, un couloir étroit où onze spectateurs des Eagles of Death Metal ont été retenus plus de deux heures par deux terroristes, avant l’assaut de la BRI.

En huit épisodes, Des vivants retrace la lente reconstruction de sept survivants du Bataclan, les « Potages » — contraction de potes et otages — à partir de leurs propres témoignages. Avec leur accord, Jean-Xavier de Lestrade signe un scénario entièrement fondé sur leurs récits, explorant les chemins du traumatisme et de la résilience.

Pour le réalisateur, cette fiction n’était possible qu’après le procès des attentats, une fois la parole des victimes rendue publique. Dix ans après les faits, il voit dans la série un geste de mémoire partagée, une manière de retisser du lien à travers l’histoire que l’on se raconte ensemble.

Une série plus légère : Los años nuevos

En dix réveillons, dix éclats de lumière et de nuit, Los años nuevos déplie l’histoire d’Ana et Óscar, un couple que Rodrigo Sorogoyen et Sara Cano suivent d’un 31 décembre à l’autre, entre Madrid, Berlin et Lyon. Présentée à la Mostra de Venise et diffusée par Arte, cette fresque intime capte l’usure et la tendresse, les doutes et les recommencements, avec une justesse qui a séduit les critiques : Olivier Joyard y voit une œuvre fine et ambitieuse sur le passage du temps, quand Charles Bosson salue une série profondément émouvante, plus douce que le Sorogoyen habituel et traversée de fulgurances contemporaines. Une décennie de vies, d’amours et de métamorphoses, comme un kaléidoscope scintillant au seuil de chaque nouvelle année.

Novembre c'est refermer les portes de la maison d'été en gardant à l'esprit la beauté de ces promenades au lever du soleil...

Miscellanées # 78

Novembre : c'est tirer le rideau sur notre programme d'expositions pour 2025, avec une dernière visite à Lamballe.

 La Mer  La monumentale tapisserie La Mer (350 x 595 cm) est tissée à la prestigieuse manufacture des Gobelins entre 1941 et 1946.   Pour des questions de conservation, elle n’est pas visible en 2025.  Méheut est l’auteur du carton qui a servi de guide aux artisans lissiers : la commande lui est passée en 1939, avec pour sujet imposé une « allégorie de la vie marine ». Le carton, de taille identique à la tapisserie, reste visible tous les ans au musée.

La Mer La monumentale tapisserie La Mer (350 x 595 cm) est tissée à la prestigieuse manufacture des Gobelins entre 1941 et 1946. Pour des questions de conservation, elle n’est pas visible en 2025. Méheut est l’auteur du carton qui a servi de guide aux artisans lissiers : la commande lui est passée en 1939, avec pour sujet imposé une « allégorie de la vie marine ». Le carton, de taille identique à la tapisserie, reste visible tous les ans au musée.

Novembre : c'est profiter des lumières de l'automne entre deux averses...

Miscellanées # 78
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