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Ephéméride éclectique d'une librocubiculariste glossophile et mélomane.

"So British" à la Gacilly

Vendredi dernier,  j'ai repris le chemin de la Gacilly, avec mon amie M. pour visiter l'édition 2025 du festival photographique. 

"So British" à la Gacilly

Cette année, la photographie britannique se révèle « so British », entre légendes, excentricité et engagement pour la planète. 

"So British" à la Gacilly
"So British" à la Gacilly

L’exposition met à l’honneur le regard singulier des artistes britanniques. Cette programmation dialogue avec une autre grande thématique : la mer, au cœur des enjeux écologiques de notre époque. Entre mémoire et modernité, humour et engagement, cette édition nous invite à célébrer la vie et à réfléchir sur notre rapport au monde.

Au fil des ans, j'ai rodé mon parcours. M. et moi débutons donc notre visite par "Le garage".

Don McCullin, maître du photojournalisme, a fait de chaque image – guerre, misère ou paysage – un témoignage bouleversant sur la fragilité humaine.

 

(cliquez sur les flèches pour faire défiler les diaporamas)

"So British" à la Gacilly
"So British" à la Gacilly
"So British" à la Gacilly
"So British" à la Gacilly
"So British" à la Gacilly
"So British" à la Gacilly
"So British" à la Gacilly
"So British" à la Gacilly
"So British" à la Gacilly
"So British" à la Gacilly
"So British" à la Gacilly
"So British" à la Gacilly
"So British" à la Gacilly
"So British" à la Gacilly
"So British" à la Gacilly
"So British" à la Gacilly

Nous traversons ensuite le jardin Saint Vincent pour y découvrir les clichés de Françoise Huguier. Elle a trouvé en Afrique une source inépuisable d’émotion, qu’elle parcourt comme une terre d’humanité et de rencontres. Ses images, lumineuses et sans artifices, abolissent les frontières pour révéler la beauté brute des êtres et la mémoire des lieux.

"So British" à la Gacilly
"So British" à la Gacilly
"So British" à la Gacilly
"So British" à la Gacilly
"So British" à la Gacilly
"So British" à la Gacilly

Nous poursuivons notre parcours rue Saint Vincent avec Gina Soden qui transforme les lieux abandonnés en véritables tableaux où le temps, les fissures et la nature composent une nouvelle beauté. Ses images poétiques interrogent notre rapport à la mémoire, au patrimoine et à la renaissance des choses oubliées.

"So British" à la Gacilly
"So British" à la Gacilly
"So British" à la Gacilly
"So British" à la Gacilly
"So British" à la Gacilly
"So British" à la Gacilly
"So British" à la Gacilly
"So British" à la Gacilly
"So British" à la Gacilly
"So British" à la Gacilly
"So British" à la Gacilly
"So British" à la Gacilly

Rue Lafayette, ce sont les clichés de Corey Arnold qui nous interpellent.

Ancien pêcheur, devenu photographe, Corey Arnold capte l’irruption du sauvage dans nos villes, là où la nature frappe à nos portes. Ses images, drôles et sensibles, rappellent que les animaux savent s’adapter là où l’Homme oublie qu’il n’est qu’un hôte de passage.

"So British" à la Gacilly
"So British" à la Gacilly
"So British" à la Gacilly
"So British" à la Gacilly
"So British" à la Gacilly

Nous voici arrivées au bout du pont et place de la Ferronnerie. Nous y découvrons les grands formats de Josh Edgoose. Le photographe capte Londres comme personne : un parapluie flashy, un sourire furtif, un reflet improbable… et la grisaille s’illumine. Avec humour et bienveillance, il fait de la rue un terrain de jeu haut en couleurs, so British !

"So British" à la Gacilly
"So British" à la Gacilly
"So British" à la Gacilly
"So British" à la Gacilly

Changement d'ambiance et de continent au Jardin de l'Aff, avec Eden : François Fontaine nous entraîne au Japon, sur les chemins du hanami, pour célébrer la floraison des cerisiers. Ses images poétiques, baignées de lumière et de douceur, capturent la beauté éphémère de la nature comme un haïku en couleurs.

"So British" à la Gacilly
"So British" à la Gacilly
"So British" à la Gacilly

Nous continuons notre visite par le jardin Postal. 

Avec Le monde perdu d’Udzungwa, le photojournaliste Frédéric Noy révèle l’extraordinaire biodiversité de ce parc tanzanien méconnu, menacé par la pression humaine et agricole. Son travail, soutenu par la Fondation Yves Rocher, plaide pour une protection urgente de ce sanctuaire naturel.

"So British" à la Gacilly
"So British" à la Gacilly
"So British" à la Gacilly
"So British" à la Gacilly
"So British" à la Gacilly

Changement géographique, problématique similaire :

À travers un procédé infrarouge transformant la chaleur en magenta, la photographe Axelle de Russé documente l'évanescence des pôles, du Svalbard à la Patagonie, et la vie fragile en première ligne du dérèglement climatique.

"So British" à la Gacilly
"So British" à la Gacilly

Au jardin des marais nous admirons les nouveaux aménagements paysagers : fleurissement des talus et installation de passerelles balcons. 

Laurent Ballesta allie exploration extrême et photographie pour étudier les profondeurs marines. Ses expéditions en immersion longue, véritables défis techniques, visent à comprendre et défendre ces écosystèmes indispensables mais menacés.

"So British" à la Gacilly
"So British" à la Gacilly
"So British" à la Gacilly
"So British" à la Gacilly
"So British" à la Gacilly
"So British" à la Gacilly
"So British" à la Gacilly

Changement d'ambiance et d'époque avec des images familières aux boomers que nous sommes (unique public en ce vendredi de septembre...) ..Oui, comme tous ces visiteurs chenus, nous avons connu la petite 4cv verte, la belle aronde, et même les coiffes blanches des soeurs..

Le célèbre photographe humaniste Robert Doisneau dévoile un autre visage de son œuvre le long du littoral français. Ses images, empreintes de la même douceur et insouciance que ses scènes parisiennes, capturent la comédie humaine des bords de mer des années 30 aux années 60.

"So British" à la Gacilly
"So British" à la Gacilly
"So British" à la Gacilly

C'est à un retour brutal à la réalité du présent que nous convie le reportage suivant, installé le long du chemin des Libellules.

Le photojournaliste Supratim Bhattacharjee documente la tragédie climatique des Sundarbans avec une force rare. Ses clichés, aussi dramatiques qu'angoissants, révèlent l'urgence de la situation : l'érosion des mangroves et son corollaire, des millions de vies bouleversées par la montée des eaux. Son travail met un visage sur les chiffres, offrant un témoignage poignant sur la genèse d'une crise majeure de réfugiés climatiques.

"So British" à la Gacilly
"So British" à la Gacilly

Dans la prairie enfin,  dernier changement d'ambiance avec le retour de l'énergie "so british".  

Martin Parr, le génie satirique de la photographie britannique scrute avec un œil tendre et cynique les travers de la classe moyenne. Son style en couleurs saturées, immédiatement reconnaissable, capture l'absurdité et l'identité de l'Angleterre contemporaine.

"So British" à la Gacilly
"So British" à la Gacilly
"So British" à la Gacilly
"So British" à la Gacilly
"So British" à la Gacilly
"So British" à la Gacilly

Plus loin, s'affichent les clichés de Tony Ray-Jones . En arpentant les stations balnéaires il a immortalisé l'âme anglaise à travers ses petits rituels et ses détails triviaux. Son style spontané, alliant une composition graphique parfaite à une tendre ironie, marque un tournant décisif pour la photographie britannique.

"So British" à la Gacilly
"So British" à la Gacilly
"So British" à la Gacilly
"So British" à la Gacilly
"So British" à la Gacilly

Dans le labyrinthe végétal, nous découvrons le travail de la photographe Mary Turner qui, avec patience et rigueur, capte la vie dans les zones défavorisées du Royaume-Uni, loin des clichés touristiques. Son œuvre humaniste, héritière de la tradition documentaire sociale, donne une voix et une visibilité à ceux que l'on néglige.

"So British" à la Gacilly
"So British" à la Gacilly
"So British" à la Gacilly

Notre visite s'achève avec les clichés du photographe des légendes du rock, Terry O'Neill. Il a capté l'énergie brute et la désinvolture des sixties londoniennes. Ses clichés naturels, pris sur le vif, ont construit la mythologie visuelle de toute une génération d'icônes musicales.

"So British" à la Gacilly
"So British" à la Gacilly
"So British" à la Gacilly
"So British" à la Gacilly
"So British" à la Gacilly
"So British" à la Gacilly

Mon avis : Un festival qui confirme son excellence

Sans hésitation, c'est un très bon cru qui confirme pourquoi ce festival est un incontournable. La sélection est exigeante, généreuse et intelligemment mise en scène. Elle parvient à la fois à nous émerveiller et à nous questionner. Une chose est sûre : Le Rendez-vous est déjà pris pour 2026 !

Pas encore rassasié(e) de photos ? Ce festival est une tradition estivale sur ce blog ! Plongez-vous dans les archives :

Première visite en 2016, Thème préféré en 2019 objet de plusieurs articles tant il était riche..., Année après année, les articles se sont enchainés :  2017, 201820202021, et 2022.

Toutes les infos pratiques (accès, horaires, parking, programme détaillé) sont disponibles sur le site officiel :  ici.

Le festival vous attend jusqu'au 5 octobre 2025 ! Alors, tenté(e) ?

 

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