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Ephéméride éclectique d'une librocubiculariste glossophile et mélomane.

Pérégrinations lagunaires – un air vénitien pour Birds on a Wire

Musique et italien sont de retour aujourd'hui, sous les traits d’un vieux chant vénitien que les Birds on a Wire réveillent avec une grâce suspendue.

Albert Marquet - La lagune à Venise

Albert Marquet - La lagune à Venise

Avec leur troisième album, les envoûtantes Birds on a Wire — le duo formé par la chanteuse franco-américaine Rosemary Standley et la violoncelliste franco-brésilienne Dom La Nena — poursuivent leur exploration sensible du répertoire populaire et poétique. Porté par la Maîtrise de Radio France, cet opus se déploie comme un voyage intérieur à travers les souvenirs d’adolescence, entre naïveté, mélancolie et quête de soi. Parmi ces « nuées ardentes » revisitées, Peregrinazioni lagunari, chant vénitien du XVIIᵉ siècle aussi connu sous le titre E mi me ne so’ ‘ndao, nous entraîne dans les brumes de la lagune, là où l’exil et la nostalgie prennent la forme d’une douce dérive musicale.

Sous les voix mêlées de Standley et Dom La Nena, le dialecte vénitien devient murmure d’eau et de sel. Je vous propose d’écouter cette version habitée, entre fragilité et ferveur, en découvrant le texte original et sa traduction italienne avant la vidéo de cette émouvante interprétation

E mi me ne so’ ’ndao
donde che feva i goti
siogando la spinéta
ai altri ciochi

Mi g’ho de le fugasse
de quéle de Malghera
ho caminào par tèra
fino a Fusina

Dal trasto a la sentina
co’ un batelin da stiopo
andeva de galopo
a la Zuèca

Ho caminào la sèca
tuta la pescarìa
ho dà la pope indrìo
ai do castèi

Ho visto l’Orto dei Abrei
co’ tute le vignolle
da le vignolle indrìo
me so’ reduto

Ho caminào par tuto
l’ho trovà un buranèlo
l’aveva un bel sestèlo
a l’ha mostrào

E mi me ne so’ ’ndào
donde che feva le scuèle
siogando le spinéta
le done bèle


Traduzione:

Allor io me ne andai
dove soffiavano i bicchieri
suonando l’armonica
e altri strumenti

Ho delle fugasse
di quelle di Marghera
camminai sulla terraferma
fino a Fusina

Dal traverso alla sentina
con una barca leggera
andavo di gran lena
verso la Giudecca

Attraversai la secca
tutta pescheria
volgendo la poppa
ai due castelli

Vidi l’Orto degli Ebrei
con tutte le Vignole 
dalle Vignole indietro
io tornai 

Camminai dappertutto,
incontrai uno di Burano
possedeva un bel cestello
e me l’ha mostrato

Allor io me ne andai
dove producevano le scodelle
suonando l’armonica
alle donne belle

 

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