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Ephéméride éclectique d'une librocubiculariste glossophile et mélomane.

Je voulais suivre Sérusier, je suis entrée dans son tableau…

Marguerite et Paul Sérusier ont souvent illustré le pélérinage de Chateauneuf du Faou
Marguerite et Paul Sérusier ont souvent illustré le pélérinage de Chateauneuf du Faou
Marguerite et Paul Sérusier ont souvent illustré le pélérinage de Chateauneuf du Faou

Marguerite et Paul Sérusier ont souvent illustré le pélérinage de Chateauneuf du Faou

De Paul Sérusier à la procession d’aujourd’hui, costumes, coiffes, bannières et quelques rencontres au fil des rues de Châteauneuf-du-Faou.

Hier, j’avais prévu de partir sur les traces de Paul et Marguerite Sérusier en empruntant le circuit qui débute devant le musée qui leur est consacré, à Châteauneuf-du-Faou. Mais le calendrier en avait décidé autrement : c’était le week-end du Pardon de Notre-Dame-des-Portes, et la grande procession mariale allait traverser la ville. Difficile, dans ces conditions, de ne pas changer de chemin…

Ce pardon, qui se tient chaque année le troisième week-end d’août, est l’un des grands rendez-vous de Châteauneuf-du-Faou. Après la procession aux flambeaux du samedi soir, c’est le dimanche après-midi que la statue de Notre-Dame des Portes est portée solennellement à travers la ville, entourée de nombreux participants en costumes traditionnels Dardoup. Une tradition religieuse, mais aussi un remarquable conservatoire de costumes, de coiffes, de broderies et de bannières, dont la richesse avait d’ailleurs inspiré Paul Sérusier dans son célèbre Pardon de Notre-Dame-des-Portes à Châteauneuf-du-Faou, peint en 1894.

J’ai donc délaissé provisoirement mon circuit pour me glisser parmi les participants. En demandant à chacun la permission de photographier les costumes, j’ai découvert une disponibilité et des sourires qui m’ont permis de m’attarder sur mille détails : le velours et les broderies, les coiffes, les rubans, les bannières… Et surtout, de poser quelques questions. J’ai ainsi appris que les longs rubans qui ornent la coiffe si caractéristique du pays Dardoup portent un joli nom breton : les troñsoù.

Voici quelques images de cette procession, un petit montage vidéo et quelques gros plans sur ces costumes patiemment conservés et transmis, qui font du Pardon un moment où le patrimoine n’est pas seulement exposé : il défile, il sourit et continue de vivre.

Je voulais suivre Sérusier, je suis entrée dans son tableau…
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Je voulais suivre Sérusier, je suis entrée dans son tableau…
Je voulais suivre Sérusier, je suis entrée dans son tableau…
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